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Depuis son retour de l’Inde, John Kabeya Shikayi, Gouverneur du Kasaï-Central a improvisé deux points de presse à chaud l’un tenu le 08 février dans le studio d’une radio de la place BUWETU, l’autre le 10 février dans les locaux du Gouvernorat.

Pour comprendre l’agitation médiatique de John Kabeya, il fallait attendre jusqu’au 13 février la publication d’une lettre de la secrétaire générale à l’enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) , Christine Nepa Nepa interdisant l’application de l’article 9 de l’arrêté provincial N*01/14/CAB/GP/KC/035/2022 demandant à chaque élève de verser une somme de 5000 franc chaque trimestre pour la construction de la province.

Dans cette correspondance, Christine Nepa Nepa, décrie la perception de fond dit provincial de l’éducation (FOPED)

‘’Cette perception sape tous les efforts considérables que mène le Chef de l’Etat pour alléger, le plutôt possible, la charge des ménages concernant la scolarité des enfants”

 

La perception du Fonds Provincial de l’éducation (FOPED) 

Le fond instauré pour promouvoir l’éducation de base, assurer la gratuité et la qualité de l’enseignement selon la vision du Chef de l’Etat Felix Tshisekedi, par manque de vulgarisation au sein de la cellule communication du Gouverneur, la perception se voit être interdite.

La perception au premier trimestre de ce fond, le gouvernement provincial a doté les écoles de sa province de 45 000 bancs. Un exploit salué par les parents.

Pour Joséphine Bilonda, vendeuse des friperies à kananga, ces frais sont raisonnables pour une population qui vient de sortir d’une crise humanitaire et alimentaire grave cependant elle demande aux autorités de veiller à l’utilisation à bien de ce fond.

Raisonnement soutenu par Charles Mamba, agent à la fonction publique qui demande l’installation d’un bureau de l’inspection générale des finances.

Dans les couloirs du Gouvernorat, il se murmure la mauvaise communication du Chef de l’exécutif provincial au travers sa cellule de communication dirigée par Nike Tshisungu, qui n’arrive pas à vulgariser ses actions.

Un journaliste de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) antenne Kananga qui requiert l’anonymat demande au gouverneur de revoir sa cellule de communication.

Chose que la société civile et activistes des mouvements citoyens ne veulent entendre parler.

Pour Pontien Divin Misenga activiste de la Lucha, ces frais instaurés par le gouverneur n’ont aucun caractère juridique.

« Le fond qu’exige le gouvernement provincial, c’est la taxe ou l’impôt ? Et puis pourquoi demander cet argent aux élèves des écoles privées qui ne sont pas bénéficiaires des bancs en question ? Et pourquoi les bancs achetés par les élèves doivent avoir la mention DON DU GOUVERNEMENT PROVINCIAL ? »

Et d’ajouter :

« Maintenant que la SG à l’EPST est de notre côté, nous exigeons la restitution de l’argent des parents jusqu’au dernier centime.  Et nous allons veiller à ce que la somme soit remboursée. Cette escroquerie ne passera pas  » a-t-il conclu

Rappelons que ces  frais fixés à 5000Fc et très controversés sont payés par les élèves de la martenelle au secondaire avec comme objectif, appuyer le secteur de l’éducation dans la province en dotant et réhabiliter les infrastructures scolaires.

 

 

Klaude Kabwebwe

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