Le spectacle du chanteur congolais Hervé Ferré Gola Bataringe dit Chair de Poule, au stade des martyrs de la pentecôte a bel et bien vécu.

L’on retiendra de ce concert dont plusieurs qualifient d’anthologique, le souvenir d’une multitude d’admirateurs  »discrets, secrets, de l’artiste, l’enchainement hors pair d’une panoplie des classiques berçantes et berceuses rendant ainsi hommage à Kalle Jeff et autres immortels de la rumba congolaise, l’outrecuidance d’un musicien qui a relevé avec brio, le défi d’un stade de 80.000 places avec pas plus de trois sponsors de renom.

Comme il est de coutume après un exploit accompli de façon gargantuesques, des personnes au coeur pur ne se permettent de louper l’occasion de féliciter l’action.

Plusieurs congolais ont jeté des fleurs à l’artiste. Citons : Botowamungu Kalome, ce journaliste congolais résidant à Nantes, qui attendait voir l’artiste entrer vivant dans le panthéon des Alanga Nzembo ( Ndlr des Chanteurs intemporels ), Hervey Ngoma le poète, Yves Nsiala, René Kanzuku, Edmond Izuba, Jeff Kaleb, Socrate Nsimba, Petit Ben Bukassa et autres.

La cerise sur le gâteau, Didi Mbuyi alias Mitoveli, Témoin vivant et historien du présent qui a, de manière un peu plus chirurgicale, relaté les faits tel qu’il les a vécu.

Voici en intégralité la publication de l’enseignant Didi Mitoveli, repris par Lesmedias.Net

Kin, Stade des Martyrs, 16h52’… Le troisième plus grand stade d’Afrique est plein à craquer depuis un peu plus d’une heure dans la partie donnant au podium, et Ferré ne se fait pas prier pour faire son apparition ! D’ordinaire, c’est de tribunes que je suis les concerts dans ce temple du foot kinois, mais cette fois-ci, je suis en immersion dans la foule occupant la pelouse! Pour son entrée, Ferré a choisi « Royaume nkunga » au texte plutôt martial, comment pouvait-il en être autrement? En guerrier, il vient de tordre le cou à tous ses détracteurs… Le Padre a franchi le Rubicon des « pleins » dans « Nzungu’a Ma famille »… Veni, vidi, vici! Il sait en ce moment qu’il doit à présent réussir son show!

Comme Rochereau pour son Olympia de Paris en 1971, Ferré choisit de rendre hommage aux grands de la musique congolaise… Place à un cocktail bien mesuré des morceaux de Grand Kallé, Rochereau, Franco, Papa Wemba, King Kester, Reddy Amisi, Madilu, Pépé Kallé, Wenge Musica, Zaiko Langa-Langa, Mbilia Bel, Tshala Mwana… Et leurs visages apparaissent sur deux écrans géants sous les applaudissements fous d’un public en délire face à la performance vocale de ce chanteur majuscule!

Le Padre enchaîne avec ses propres titres ponctués de pas de « Bizorbi »… Il excelle aussi sur le terrain où le public l’attendait le plus: sa dextérité vocale! Il se prend pour Céline Dion, son idole à l’international, dans « Regarde-moi »… « Liberté », « Marathon », « Carte rose », … Dans la séquence « Guest Stars », il présente la somptueuse chanteuse tanzanienne, Kimani, avec laquelle il a interprété »Tucheze »… On ne saura jamais si c’est la performance vocale de l’invitée ou sa robe avec fente où s’échappe un quartier de cuisse qui a le plus séduit le public! Toujours est-il que ce dernier est sur un nuage… Il en redemande aux cris de « biiiiiiis »!

À suivre…

 

Lesmedias.Net avec Didi Mitoveli

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