Le Centre de Formation en Droits Humains et Développement (CIFDH-D) dénonce une mort suspecte qui frise la poursuite des persécutions des adeptes de l’église armée de victoire, mieux, les membres du mouvement “Sauvons le Congo”, dirigés par l’Archibishop KUTINO Fernando.

Selon plusieurs sources, KUTINO est corrompu par le régime Tshisekedi mais n’a pas réussi à négocier la protection de ceux qui l’ont accompagné dans son combat et qui ont eu plusieurs dossiers de règlement de compte ouvert par la justice congolaise jusqu’à ce jour.

Le dernier meurtre en date est de Mr KUZOLA Timothée, la dernière semaine; un fidèle engagé dans cette église et dans le mouvement “sauvons le Congo” depuis des années.

Timothée à été tué le 05/09/2023 vers 22h30, dans la commune de Ngiri-Ngiri, sur l’avenue bambili.

Il parlait sur la situation du pays, il affirmait à ses collègues que le pays allait très mal au regard des conditions de vie des congolais. Selon les proches, il a invoqué le salut du Congo quand soudain, trois personnes bien armées ont commencé à le menacer et ont finit par tirer sur lui. Il a reçu trois balles réelles dans la poitrine et est mort sur place.

En effet, KUZOLA Timothée n’est pas le premier à perdre sa vie dans cet acharnement contre la révolution populaire opérée par l’ArchiBishop KUTINO FERNANDO depuis le régime KABILA de triste mémoire.

Pas seulement que lui-même KUTINO Fernando en a payé le prix en passant près de 10 ans en prison, jusqu’à développer la paralysie liée à la maltraitance par le régime kabila, mais aussi la majorité de ses fidèles en ont sérieusement souffert.

Le CIFDH-D a fustigé également dans plusieurs autres rapports et communiqués, le fait qu’un autre pasteur proche de ce mouvement, IKONGO EKOFO RENÉ, a lui aussi, échappé aux représailles en disparaissant de la circulation depuis juin 2019. Ce dernier avait approché les défenseurs de CIFDH à qui il s’était confié présentant la menace qui pesait sur lui et son épouse Rancia Dalia Hercyne SENDELI MPEMBA.

Pour la petite histoire, René IKONGO EKOFO finissant son intervention sur les antennes de la Radio Télévision Puissance dans le quartier UPN, à Ngaliema avait été frappé par des hommes ayant surgis à l’arrêt de bus, à bord d’une voiture de l’armée et qui l’ont pas seulement frappé mais l’ont amené au Camps militaire “Colonel TSHIATSHI” connu comme lieu d’exécution de plusieurs personnes.

Il a eu de chance de s’en sortir, grâce à un frère militaire, qui l’a aidé à s’échapper et a traversé par la voie du fleuve.

Il avait au départ été interpellé plusieurs fois avant de réussir à regagner le Congo-Brazzaville.

À l’aube d’un état de droits, et par souci de faire disparaître les témoins et les preuves de la persécution de ces congolais engagés dans “SAUVONS LE CONGO”, un mouvement révolutionnaire qui a été stoppé brutalement par les services de sécurité, après avoir déstabilisé son leader, l’opinion remarque la chasse aux sorcières, de manière froide, afin de mettre à terre tout celui qui serait encore détenteur des preuves ou tout témoins devant se lever demain pour la Défense des victimes.

C’est le cas de BUMBA MOASO MOKONO AWILO et son épouse Kundisa Nkoko Betty qui, depuis 2020 ont disparu depuis de la circulation après de persécutions liées à son travail d’observateur électorale et défense des droits humains.

Il est comme plusieurs autres paisibles citoyens qui ont soit fui les représailles ou vivent dans la clandestinité au Congo.

Pour mémoire, BUMBA MOASO MOKONO AWILO, un père de famille né en 1976 n’a eu de tort que d’avoir fait le monitoring et alerté sur l’assassinat par balle réelle, d’un jeune homme de dix neuf ans, Benjamin MUIBILAYI, en janvier 2018, lors d’une marche pacifique organisée par l’église catholique. L’événement s’était déroulé à la hauteur de Kingabwa Iveco, dans la commune de Limete, à Kinshasa.

À la suite de cela, Il a été pourchassé et menacé de mort plusieurs fois.

Le Centre International et de Formation en Droits Humains invite les autorités sans délai, à protéger les paisibles citoyens, qui n’ont eu de tort que défendre le Congo à travers ce mouvement. CIFDH n’a pas oublié de rappeler les menaces de mort proférées contre ses membres comme Germain DIMANDA, Lilie MUJINGA, dont le mari, magistrat de son état avait refusé la compromission dans le dossier MOISE KATUMBI, malgré les menaces de mort qui pesaient sur lui.

Mule MULOPO TSHIMENA, a disparu depuis le dernier communiqué de notre association au début du mois d’Août, dénonçant la situation catastrophique des droits humains en RDCongo et son épouse KASUSULA LAINE Yvette a subi des actes de viols, et plusieurs menaces de mort quand elle a voulu dénoncer.

La jeune femme craignant pour la vie de son mari, dont elle n’a plus d’informations depuis cet événement est aussi introuvable.

L’organisation des droits humains n’a pas manqué dans son communiqué de rappeler la situation des congolais dont l’un des parents sont rwandais, tel BARUME NABINTU qui, de mère rwandaise comme le mari de Sylvie NGALULA, Francine Barume est restée introuvable après avoir fui son ménage.

Sa belle femme l’avait fait pression au sujet de l’insécurité qu’elle aurait amené selon eux dans son couple, simplement parce que sa mère est d’origine rwandaise.

Le Centre de Formation en Droits Humains et Développement rappelle qu’un état de droit protège les citoyens et surtout les témoins des évènements historiques ayant amené à la persécution ou à la disparition des vies humaines d’où qu’elles viennent. L’Ongdh exige également la libération du journaliste Stanislas Bujakira Tshamala,Directeur de publication adjoint du site d’information Actualité.cd et correspondant au magazine panafricain JeuneAfrique en RDC.

 

PBB

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