Après les élections du 20 décembre 2023, l’opposition congolaise a tout de suite dénoncé certaines irrégularités constatées et a demandé l’annulation de ces élections qualifiées de simulacre. Chose qui a été aussi réfutée par les membres de l’Union sacrée de la République, une plate-forme qui soutient Félix Tshisekedi, qui ont plutôt félicité la CENI pour l’organisation d’élections libres, transparentes et crédibles.

Après la publication des résultats provisoires des élections présidentielles, les membres de l’Union sacrée festoyaient et félicitaient la CENI pour l’organisation des élections avec professionnalisme en toute transparence. À l’aube de la confirmation des résultats présidentiels par la Cour constitutionnelle, les membres de l’Union sacrée gardaient le même état d’esprit.

À la grande surprise de tous, la CENI publie une liste de 82 candidats invalidés pour fraude et tricherie. C’est là que la désillusion commence. Des vives tensions sont observées après cette publication, poussant même certains militants à reprendre le chemin de la rue pour dénoncer cette invalidation « arbitraire » à travers des manifestations.

À la publication des résultats provisoires des élections législatives, c’est là que la situation s’empire. Plusieurs membres de la plus grande famille politique de Félix Tshisekedi ne s’y retrouvent pas. Ces mêmes personnes qui félicitaient la CENI crient désormais à la tricherie et à l’injustice.

L’Union sacrée censée soutenir le président Tshisekedi prend la place de l’opposition et dénonce la tricherie en se pointant du doigt. Pour certains, l’UDPS de Augustin Kabuya aurait triché, pour d’autres, KADIMA, président de la CENI, aurait distribué les sièges comme bon lui semble. Alors qu’on s’attendait à des manifestations de l’opposition, à quelques jours de la prestation de serment du président Tshisekedi, tout trouble constaté ne vient que du camp Tshisekedi. MLC de Jean Pierre Bemba d’un côté, Cause Commune de Claude Ibalanky d’un autre côté et les sympathisants d’Honoré Mvula surnommé l’homme de Luiza n’arrêtent pas de crier à l’injustice parce que leur candidat n’a pas été élu, les cas sont légions.

Les élus félicitent la CENI tandis que les non-élus crient au désordre, à la tricherie et accusent certains élus d’avoir délibérément truqué les résultats. Peu sont ceux qui ont accepté leur défaite. L’UDPS est la plus pointé du doigt à cause de ses 69 élus.

L’union sacrée se divise à cause des sièges à l’assemblée nationale donnant ainsi des mobiles à l’opposition pour boycotter ces élections. Malgré tout, la prestation de serment du président est confirmée pour ce samedi 20 janvier. Signalons que jusqu’à présent les résultats des élections législatives provinciales ne sont pas encore connus.

Le processus électoral en RDC continue d’être entaché de controverses et de suspicions, mettant en lumière les divisions au sein même de l’union sacrée censée soutenir le président Tshisekedi. Cette situation soulève des interrogations sur la légitimité et la transparence des élections, et pousse à souligner la nécessité d’une refonte profonde du système électoral pour garantir la confiance des citoyens dans le processus démocratique.

 

Chadrack Mbuyi

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