Isangi, dans la province de la Tshopo, le prix d’un simple gobelet de café a grimpé de 2500 Fc à 7500 Fc en quelques mois. D’après une source locale consultée par nos confrères de l’ACP, cette flambée est liée à une baisse de l’approvisionnement en café, un produit ancré dans la vie quotidienne et culturelle de la région.

Christophe Lisoma, un habitant de la cité, explique que cette rareté résulte du désengagement des producteurs de café des territoires voisins de Yahuma et de l’Équateur. Ces derniers, autrefois actifs dans le secteur, privilégient désormais le ramassage de chenilles et l’extension de nouvelles cultures, laissant de côté les plantations de café.

Pour les familles d’Isangi, le café n’est pas seulement une boisson, mais un véritable symbole de convivialité et de réconfort. Avec cette hausse des prix, environ 60 % des consommateurs éprouvent des difficultés à en acheter. « Le café fait partie de notre quotidien, de notre culture, et sa rareté nous affecte profondément », confie Christophe Lisoma.

Pour pallier cette crise, il suggère des solutions telles que la replantation de caféiers, l’introduction de techniques agricoles modernes et un soutien financier ciblé pour encourager les producteurs à revenir vers cette culture.

« La survie de cette filière est cruciale pour notre identité et notre économie locale », affirme-t-il, en ajoutant que la mobilisation de la communauté, associée à l’innovation, pourrait redonner un nouvel élan à la production de café à Isangi.

 

 

Petit Ben Bukasa 

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