Le président Joe Biden a effectué une visite historique en Angola, marquant une étape importante dans la politique étrangère américaine en Afrique. Accompagné de la sous-secrétaire d’État aux Affaires africaines, Molly Phee, le président avait dévoilé des projets ambitieux visant à renforcer le partenariat entre les États-Unis et le continent africain.

Cette visite, axée sur le développement des infrastructures et l’intégration régionale, illustre l’engagement des États-Unis à répondre aux priorités stratégiques de l’Afrique. Parmi les initiatives majeures annoncées figure le corridor de Lobito, un projet ferroviaire reliant l’Angola, la Zambie et la République démocratique du Congo (RDC). Ce projet, qui facilitera le transport des ressources naturelles vers les marchés mondiaux, est perçu comme un levier de transformation économique pour l’Afrique australe.

Lors d’un point de presse tenu ce mercredi 18 décembre à Washington, Molly Phee a souligné l’importance du continent africain dans la stratégie américaine. « L’Afrique est une région stratégique. D’ici 2070, la moitié de la population mondiale sera d’origine africaine. Nous devons établir une relation saine et productive avec ce continent », a-t-elle déclaré.

Le projet du corridor de Lobito illustre cette vision. Plus qu’une simple voie ferrée, il s’agit d’un moteur d’intégration régionale, capable de réduire considérablement les délais de transport et de dynamiser divers secteurs économiques tels que l’agriculture, l’énergie solaire, et les télécommunications.

Le corridor de Lobito est soutenu par un partenariat public-privé réunissant des entreprises américaines telles que Sun Africa et KoBold Metals, ainsi que des institutions comme la Banque africaine de développement. Ces acteurs s’engagent à respecter des normes élevées en matière de transparence, de travail et d’environnement, renforçant ainsi la confiance des populations locales.

Pour l’Angola, les retombées sont immenses : près de 40 % de la population vit à proximité de cette infrastructure. Le projet apportera de l’énergie propre, de l’eau potable et des connexions numériques, améliorant la qualité de vie des communautés.

Dans un contexte où la Chine et la Russie accroissent leur influence en Afrique, les États-Unis cherchent à se distinguer par des partenariats fondés sur l’innovation et le respect des droits humains. « Nous voulons aider les Africains à utiliser leurs ressources pour le bénéfice de leurs communautés« , a affirmé Molly Phee, mettant en avant les pratiques transparentes des entreprises américaines.

Le président Biden, en visite à Luanda, a été chaleureusement accueilli par son homologue angolais, João Lourenço. Ce dernier a salué les efforts américains, déclarant : « Vous avez tenu votre promesse de soutenir les infrastructures africaines. »

Bien que cette visite s’inscrive dans les derniers jours de l’administration Biden, les projets lancés témoignent d’une volonté de bâtir une relation durable entre les États-Unis et l’Afrique. Un signal fort pour l’avenir des relations bilatérales, malgré les incertitudes liées à la transition politique à Washington.

Si le corridor de Lobito réussit, il pourrait devenir un modèle pour d’autres régions du continent, renforçant la place de l’Afrique dans l’économie mondiale tout en consolidant le rôle des États-Unis comme partenaire stratégique.

Avec cette visite, le président Biden laisse un héritage marquant, rappelant que l’Afrique est non seulement un partenaire essentiel, mais aussi un acteur clé de l’avenir mondial.

 

Petit Ben Bukasa 

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