Le député national Espérant Kamanda Tshionyi passe à l’offensive sur la question de la transparence financière dans le secteur routier en République démocratique du Congo. Dans une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, datée du 16 octobre 2026, l’élu du territoire d’Ilebo sollicite la mise en place urgente d’une commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner la gestion des concessions routières et des postes de péage à travers le pays.
Dans sa lettre, le président national du parti Ma Part pour le Congo (MPC) fonde sa démarche sur les prérogatives constitutionnelles du député national ainsi que sur les dispositions légales encadrant les partenariats public-privé et le règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Son initiative vise notamment à renforcer le contrôle parlementaire sur la gestion des infrastructures routières relevant du secteur des Infrastructures et Travaux publics.
Pour justifier cette demande, Espérant Kamanda évoque plusieurs préoccupations, notamment le manque de transparence dans la répartition des recettes générées par les péages, les insuffisances dans l’entretien des routes concédées et la multiplication de certaines taxes et redevances routières. Il relève un contraste préoccupant entre les fonds perçus auprès des usagers et la dégradation persistante de plusieurs axes routiers, une situation qui, selon lui, pénalise les transporteurs et affecte la compétitivité du secteur.
Trois axes majeurs au cœur de l’enquête
La commission d’enquête parlementaire sollicitée aurait pour mission d’auditer les contrats de concession conclus entre l’État congolais et les opérateurs publics ou privés, afin d’en vérifier la conformité juridique. Elle devrait également examiner la traçabilité des recettes collectées aux postes de péage et s’assurer que les parts légalement destinées au développement et à l’entretien des infrastructures routières sont effectivement réinvesties.
Le député national souhaite, par ailleurs, que les responsabilités soient établies en cas d’irrégularités avérées dans la gestion des recettes routières ou de non-respect des cahiers des charges par les concessionnaires. Cette démarche vise à contribuer à une gestion plus rigoureuse des ressources publiques et à une meilleure préservation du patrimoine routier national.
À travers cette initiative, Espérant Kamanda entend placer la transparence financière, la redevabilité et la bonne gouvernance au centre de la gestion des infrastructures publiques. Il invite ainsi le Bureau de l’Assemblée nationale à réserver une suite favorable à sa requête, présentée comme une démarche de contrôle parlementaire au bénéfice de l’intérêt général.
L’aboutissement de cette démarche dépend désormais de la suite que réservera le Bureau de l’Assemblée nationale à cette demande d’enquête.
Wa Bilolo
