Le Conseil interreligieux congolais (CIC) a officiellement présenté ce 12 août ses propositions pour enrichir le « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble », une initiative lancée à l’origine par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). En réponse à l’appel du Président Félix Tshisekedi, qui souhaitait élargir le dialogue, le CIC a réuni plusieurs confessions pour élaborer une feuille de route commune.
L’une des principales recommandations du CIC est d’élargir la représentativité des organes de pilotage du processus de paix, afin que toutes les confessions religieuses puissent y prendre part. Le Conseil suggère également la création de deux nouvelles commissions, l’une sur la Vérité – Justice – Réconciliation pour traiter les conflits passés et présents, et l’autre sur la Gouvernance minière pour aborder la problématique des ressources naturelles, souvent au cœur des tensions. Dans un rapport rendu public, le CIC salue l’initiative de la CENCO et de l’ECC, qu’il voit comme une « contribution constructive et responsable ».
Le document du CIC insiste également sur le rôle central de l’État dans ce processus. Il invite le Président Tshisekedi, en sa qualité de garant des institutions, à piloter le processus, tout en laissant les affaires diplomatiques aux organes compétents. Pour les partenaires étrangers, le CIC lance un appel au respect de la souveraineté de la RDC. Il demande également que leur soutien aux efforts de paix soit coordonné avec les autorités congolaises pour garantir une action cohérente et efficace. Parmi les confessions représentées lors de cette rencontre figuraient les Communautés Unies du Réveil, le Conseil Supérieur Chiite, la Communauté Islamique au Congo, ainsi que d’autres églises chrétiennes et mouvements religieux, soulignant la volonté d’unir les différentes voix religieuses du pays.
ENN
