La nouvelle plateforme sociopolitique, dénommée Génération Rupture (GR), a récemment fait son apparition. Composée d’Ados Ndombasi, d’Alain Bolodjwa, de Marley Vuvu, de Jonathan Ngebele et d’Owen Bosenge, elle a dénoncé plusieurs dysfonctionnements qui, selon elle, entravent toute ambition démocratique crédible en République Démocratique du Congo.
Dans une déclaration commune lue ce vendredi 22 août lors du lancement officiel de leur plateforme, ces leaders politiques et de la société civile ont fustigé la privatisation croissante du système judiciaire, les arrestations arbitraires et le maintien d’une classe politique qui reste, selon leurs propres termes, « attachée au cordon ombilical d’une ancienne génération responsable des anti-valeurs ».
Sur le plan socio-économique, la GR a dénoncé la dégradation des conditions de vie des agents publics, le manque de soutien aux initiatives privées, la pauvreté grandissante et l’absence de solutions structurelles. Les leaders de la nouvelle plateforme ont également dénoncé la « gabegie financière », évoquant notamment le financement de clubs européens, comme le FC Barcelone, à hauteur de 44 millions de dollars américains, alors que les infrastructures sportives nationales sont dans un état de délabrement très avancé.
Abordant la crise sécuritaire, les signataires exigent la comparution devant la justice des auteurs et complices des massacres dans l’Est du pays. Ils ont déclaré qu’« au moins six millions de personnes ont été tuées et plus de sept millions déplacées, sous le regard « impuissant » des autorités ».
Ils ont réaffirmé leur soutien au dialogue national tel que prôné par les prélats catholiques et protestants, tout en condamnant l’exclusion de certains acteurs politiques majeurs poussés à l’exil. Ils ont également lancé un appel à une mobilisation collective pour mettre fin aux « chaînes de la médiocrité » et répondre aux aspirations profondes du peuple congolais.
HB
