Dans sa tribune numéro 231, le député national Steve Mbikayi a tout d’abord, salué avec force la décision du Président de la République de rejeter toute initiative de dialogue initiée par l’étranger. Il a également jugé légitime son refus de négocier avec des compatriotes égarés, transformés en instruments par nos agresseurs.

Dans une posture de loyauté renouvelée au Chef de l’État, l’élu de Mont Amba à Kinshasa a, formulé le vœu de le voir poursuivre, avec nuance, cette logique jusqu’au bout, afin de priver les puissances étrangères du prétexte de se cacher derrière la faiblesse de certains Congolais pour congoliser leur agression.

Face aux multiples appels à des dialogues de toutes parts, de l’intérieur comme de l’extérieur pour mettre fin à cette cacophonie, Mbikayi estime qu’il appartient au Président de la République, seul détenteur à la fois de la légalité et de la légitimité populaire, de prendre le taureau par les cornes. Avant de proposer au chef de l’État la convocation d’une concertation nationale inclusive, rassemblant autour d’un même arbre à palabres les délégués du pouvoir, de l’opposition politique, de la société civile et même ceux qui, aujourd’hui, portent les armes contre la patrie.

Un tel cadre, purement congolais renchérit il, aurait la valeur de sursaut patriotique, et Chacun devrait y consentir des concessions. Mettre un peu d’eau dans son vin, dépasser les rancunes, et reconnaître que la République n’a qu’un seul centre de gravité institutionnelle.

Rappelant le contexte historique de 1992 où le pays traversait une crise de légitimité aiguë, pourtant, même hors mandat, Mobutu détenait encore la légalité de l’État. C’est son ordonnance qui permit la tenue de la Conférence nationale souveraine. Sans ce geste, ce forum n’aurait pu exister. Cette leçon reste actuelle. Aucune concertation ne peut se tenir en dehors de celui qui incarne aujourd’hui l’impérium. Ce qui semblerait aux réalités actuelles ou, malgré les contestations feintes de certains, Félix tshisekedi est et demeure le seul habilité à convoquer un cadre où les Congolais dialoguent entre eux, sans tutelle ni facilitateur.

Pour des raisons pratiques, ce membre de l’Union sacrée de la nation propose qu’un pays ami pourrait servir de lieu de rencontre afin de permettre la participation de ceux qui ne peuvent se rendre à Kinshasa. Mais le processus, quant à lui, doit être exclusivement congolais, convoqué par ordonnance présidentielle et dont les résolutions seront validées par nos propres institutions.

Et pour finir, Steve Mbikayi pense que le patriotisme reste un ultime rempart Quiconque s’opposerait à une telle démarche porterait devant la Nation et devant l’histoire la lourde responsabilité d’avoir choisi la partition au lieu de l’unité, et l’orgueil au lieu du patriotisme.

HB

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