Le président national du Congrès Africain pour le Développement et la Libération Économique (C.A.D.L.E), Alain Mutach, s’est dit opposé à la priorité accordée au débat sur le changement de la Constitution.
Pour lui, cette question n’a aucun impact direct sur le développement de la jeunesse et sur la création d’emplois, qui devraient constituer les véritables priorités du pays.
Il estime que le blocage du développement de la RDC ne se trouve pas dans la Constitution, mais dans le comportement de la classe politique. « Une fois à l’opposition, il tient un discours, arrivé au pouvoir, il fait autre chose », a-t-il dénoncé, faisant allusion à la récente sortie médiatique de Nicolas Kazadi. « Y a-t-il un article qui bloque le développement du pays ? Je n’en vois pas. C’est seulement de la mauvaise foi des politiciens congolais. »
Évoquant l’article 217, souvent cité dans le débat actuel, Alain Mutach a soutenu que cette disposition prévoit la signature d’accords avec les structures et les États voisins pour permettre l’élévation du taux de croissance économique, avec plus de précisions et de facilitation dans les échanges entre pays. Une interprétation qui, selon lui, renvoie à une forme de souveraineté partielle et non à une braderie de la souveraineté nationale.
Concernant le dialogue inclusif qu’il appelle de ses vœux, le président du C.A.D.L.E précise que son objet doit se focaliser sur l’intérêt commun du peuple congolais. Il s’agit notamment de mettre fin à la guerre dans l’Est du pays, de promouvoir la création d’emplois pour les nombreux jeunes qui se retrouvent au chômage après leurs études, de consolider l’unité nationale et de préserver l’intégrité territoriale, afin de permettre l’instauration d’une paix durable en RDC.
PK
