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Pour assurer un développement économique intégral de la population congolaise, un investissement conséquent dans les infrastructures de bases notamment les rails, les ponts, les routes est une condition sine qua none.

Faisant une analyse comparative à ce sujet, l’économiste Jean Paul Tsasa de l’Université de Québec à Montréal au Canada décèle que de la période allant de 2013 à 2021, tous les gouvernements successifs confondus, aucun d’eux n’a su investir plus de 5% du budget dans la construction des ponts, des rails, et des routes. À en croire ses analyses, de 2013 à 2021, rien que 18 milliards de CDF en moyenne ont été affecté pour financer de tels investissements, ce qui représente une moyenne de 0,29% dans le budget.

Cependant dans la même analyse, l’économiste constate que les primes, les frais de mission, et les titres de voyages des autorités publiques représentent en moyenne plus de 900 milliards de CDF sur la même période, soit 14,42% du budget.

« Les gouvernements successifs en RDC ont plus investi dans les frais de mission, titres de voyage et primes que dans la réhabilitation des infrastructures de base (routes, ponts, rails, ..). Le même constat est resté valide en 2021. » a-t-il dit sur Twitter

Comme le confirmerait la science économique, pour espérer atteindre une croissance économique inclusive, il est recommandé d’investir suffisamment dans la construction des infrastructures de base, et ce, sur fond propre si nécessaire. Un tel modèle de gestion macroéconomique remet en question les ambitions de la RDC de devenir émergent à l’horizon 2030.

 

Hénoc Mpongo

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