Le 12 août, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à une réforme urgente du Conseil de sécurité des Nations unies, qu’il juge obsolète, notamment en ce qui concerne la représentation de l’Afrique.
Dans une déclaration devant le Conseil de sécurité, Guterres a exprimé son indignation face à l’absence de voix permanente pour l’Afrique, un continent de plus d’un milliard d’habitants, au sein de cet organe prééminent pour la paix et la sécurité mondiale.
Guterres a souligné que la composition actuelle du Conseil de sécurité reflète un équilibre des pouvoirs datant de la Seconde Guerre mondiale, époque où de nombreux pays africains étaient encore sous domination coloniale. Il a appelé à corriger cette injustice historique en renforçant la représentation de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité.
Actuellement, l’Afrique ne dispose que de deux sièges parmi les 15 membres du Conseil de sécurité, une situation jugée inéquitable par les représentants africains. Le Président du Sierra Leone, Julius Maada Bio, a également plaidé pour une réforme, demandant deux sièges permanents avec tous les droits et prérogatives, ainsi que deux sièges supplémentaires pour des membres non permanents. Il a souligné que corriger cette injustice permettrait non seulement d’assurer une plus grande équité dans la gouvernance mondiale, mais aussi de libérer le potentiel de l’Afrique pour contribuer à la paix et à la sécurité mondiales.
Petit Ben Bukasa

