Moïse Matala, acteur engagé et observateur attentif de la scène politique congolaise, est monté au créneau après les récentes déclarations de l’ancien président Joseph Kabila. Lors d’une interview en Namibie, ce dernier a abordé la situation sécuritaire en RDC, mais ses propos soulèvent de nombreuses interrogations, notamment aux yeux de Moïse Matala.

Pour ce dernier, il est surprenant et préoccupant de devoir systématiquement recourir à des interprètes pour comprendre le message de celui qui a dirigé la RDC pendant 18 ans, un pays dont la langue officielle est le français. Selon lui, cette attitude traduit un manque de considération pour le peuple congolais.

Réagissant aux déclarations de Kabila, qui a affirmé que « toutes les armées étrangères doivent quitter le sol congolais », Moïse Matala rappelle qu’au cours de sa gouvernance, des forces étrangères, notamment du Malawi, d’Afrique du Sud et de Tanzanie, avaient été invitées à intervenir en RDC pour lutter contre le même groupe rebelle, le M23. Une contradiction qu’il n’hésite pas à relever.

Autre point de discorde : l’usage récurrent de l’anglais dans les discours de Joseph Kabila. Moïse Matala s’interroge : « À quel peuple s’adresse-t-il réellement ? » Dans un pays où la langue officielle est le français, cette insistance à s’exprimer en anglais crée, selon lui, un fossé entre l’ancien président et la population congolaise.

Moïse Matala appelle également Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Sessanga à se désolidariser clairement de Joseph Kabila. Selon lui, l’attitude de l’ancien président frise la trahison et laisse planer des doutes sur une possible connivence avec les ennemis du Congo. Il rappelle qu’à ce jour, Joseph Kabila n’a jamais condamné explicitement le rôle du Rwanda dans la crise actuelle.

Face à cette situation, Moïse Matala lance un appel pressant à l’unité nationale et au patriotisme. « Le président Félix Tshisekedi passera, mais le Congo restera. Il est temps que les vrais patriotes se lèvent pour défendre nos terres et notre souveraineté », insiste-t-il.

Ainsi, Moïse Matala s’impose comme une voix engagée, déterminée à défendre les intérêts de la nation et à exhorter les Congolais à rester vigilants face aux discours ambigus. Pour lui, la priorité demeure la protection de l’intégrité territoriale et la préservation de l’unité nationale.

 

Abudu Yawolo

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