La ville de Kisangani a été le théâtre d’une scène préoccupante ce vendredi 1er août, jour férié, lorsque Maître Augustin Makombo, membre éminent du barreau de la Tshopo, a été la cible d’une tentative d’arrestation qui soulève de vives interrogations sur le respect des procédures légales. L’incident s’est déroulé sur l’avenue Kabondo (Route TP), où un militaire, porteur d’un mandat signé par l’Avocat Général Alain Matuka Yahv, a cherché à interpeller l’avocat. Cette initiative a immédiatement suscité l’indignation, étant donné que l’exécution de mandats durant les jours fériés est formellement proscrite par la haute magistrature, une règle conçue pour protéger les libertés individuelles et le bon fonctionnement de la justice.

La situation a rapidement dégénéré en une vive tension alors que des citoyens et une délégation d’avocats, alertés de la situation, se sont mobilisés pour faire obstacle à cette arrestation qu’ils ont qualifiée d’arbitraire et d’illégale. Cette réaction prompte et collective a permis de bloquer l’opération et d’assurer la sécurité de Maître Makombo, qui a pu quitter les lieux sans être appréhendé. L’intervention citoyenne et confraternelle souligne l’attachement de la communauté locale au respect des principes de l’État de droit et à la protection des acteurs de la justice, en particulier les avocats dont le rôle est crucial dans la défense des droits et des libertés.

Cet événement met en lumière des préoccupations majeures concernant le respect des droits de la défense et l’indépendance de la justice à Kisangani. Une tentative d’arrestation dans de telles circonstances, en violation apparente des directives de la haute magistrature, ne peut qu’alimenter les craintes d’une possible intimidation à l’égard d’un membre du barreau. La réaction forte de la population et des avocats témoigne d’une vigilance nécessaire face à toute action susceptible de porter atteinte aux fondements de l’État de droit et à la sérénité indispensable à l’exercice de la profession d’avocat.

Rédaction

0Shares