Début ce mercredi 03 septembre d’un Dialogue annuel sur la paix et la sécurité en Afrique notamment en RDC, en Afrique du Sud avec les acteurs politiques congolais.

Organisé par la fondation Thabo Mbeki, ancien président sud-africain, cette année, la République démocratique du Congo est au programme des discussions. Si une partie de l’opposition congolaise sera présente, le gouvernement et les conseillers du président de la république Félix Tshisekedi, eux, ont décliné l’invitation de l’ancien président sud africain.

Des invitations avaient été envoyées à Kinshasa à Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, à Jacquemain Shabani, vice-premier ministre de l’Intérieur, ou encore à Jacques Tshisekedi, le frère du chef de l’État. Mais au final, aucun n’a fait le déplacement. Ils se méfient de Thabo Mbeki, jugé trop proche de l’ancien président congolais Joseph Kabila accusé et poursuivi en justice comme complice de la guerre d’agression que mène la rébellion Afc/M23 soutenue par le Rwanda. Le mot d’ordre a été clair : ne pas participer.

En revanche, une partie de l’opposition congolaise dont les représentants sont en exile participe à ces assises de trois.

Le député national Christian Mwando Nsimba Kabulo fera partie des discussions comme représentant du parti politique Ensemble pour la république de Moïse Katumbi, accompagné de quatres autres personnes.Son objectif, dit-il, est de « décrisper l’atmosphère et préparer un futur dialogue national sous l’égide des Églises catholique et protestante ».

Joseph Kabila a dépêché une délégation conduite par son ancien directeur de cabinet, Nehemie Mwilanya, avec pour objectif de « regarder la crise congolaise en face et proposer des voies de sortie ».

Martin Fayulu, figure majeure de l’opposition congolaise lui, a décliné l’invitation, pointant un flou dans l’organisation et des objectifs poursuivis. Il dit privilégier également un processus inclusif local qui serait, souhaite-t-il, piloté par les Églises.

Les organisateurs ont aussi convié l’opposition armée : Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC/M23, a envoyé une forte délégation d’au moins sept personnes.

Beaucoup d’autres invités n’ont toutefois pas obtenu de visas. Certains, comme l’opposant Jean-Claude Kibala, affirment même avoir été empêchés de quitter Kinshasa.

« Recréer de la confiance entre acteurs congolais » reste l’objectif inchangé de l’événement, insiste la fondation Thabo Mbeki, organisatrice de ces pourparlers.

HB

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