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Un agent de City Market, ayant requis l’anonymat par crainte de représailles, alerte sur ce qu’il qualifie de graves manquements aux droits des travailleurs au sein de l’entreprise.

Dans une correspondance adressée à une personnalité publique, ce salarié décrit une situation sociale tendue, marquée selon ses déclarations par le non-respect du SMIG, des pratiques salariales jugées arbitraires et des menaces contre les employés revendicatifs.

D’après ce témoignage, l’arrêté de l’État congolais fixant le SMIG pour l’année en cours ne serait toujours pas appliqué dans l’entreprise. Le travailleur affirme que l’augmentation attendue n’aurait déjà pas été accordée l’année précédente, et qu’aucune mise à jour n’est intervenue depuis.

L’agent évoque également des modalités de paiement qualifiées d’irrégulières. Les salaires auraient d’abord été versés en francs congolais, avant qu’une décision interne n’impose un paiement en dollars américains à un taux de conversion contesté. Toujours selon la lettre, ce taux aurait été fixé unilatéralement, puis légèrement réajusté après des protestations internes, sans communication officielle formelle.

Autre point soulevé : l’absence de contrats de travail pour plusieurs agents, les exposant, d’après l’auteur, à des licenciements sans procédure ni indemnités. Le climat social serait dominé par la peur, toute tentative de revendication ou d’expression de mécontentement étant, selon lui, sanctionnée.

La correspondance mentionne également des propos attribués au responsable de l’entreprise, qui aurait affirmé bénéficier de protections politiques au plus haut niveau — des déclarations qui, si elles étaient avérées, soulèveraient de sérieuses questions sur la gouvernance et l’application du droit du travail.

Les auteurs du signalement affirment être disposés à fournir des preuves et des témoignages, dans un cadre légal, afin que la situation soit examinée par les autorités compétentes.

Contactée pour réaction, la direction de City Market n’avait pas encore répondu au moment de la mise sous presse.

 

Petit Ben Bukasa 

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