La révision de la Constitution continue d’alimenter le débat politique en République Démocratique du Congo (RDC). Dernière évolution notable, le professeur Onyemba, figure proche de Moïse Katumbi, a officiellement proposé un débat contradictoire avec Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS).

Le professeur Onyemba, intellectuel et partisan d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, a publiquement exprimé son souhait d’engager un échange direct avec Augustin Kabuya.

Critique acerbe de la révision proposée par l’UDPS, Onyemba estime que la démarche actuelle manque de transparence et pourrait compromettre l’équilibre institutionnel du pays. Il appelle à un débat contradictoire pour exposer les points de divergence et permettre une confrontation des idées, affirmant qu’un tel échange serait propice à la révélation de la vérité.

 

L’UDPS reste sur ses positions

 

Augustin Kabuya, pour sa part, n’a pas encore officiellement répondu à cette sollicitation. Toutefois, au sein de l’UDPS, on continue de défendre avec force l’idée que la révision constitutionnelle est nécessaire pour moderniser les institutions et assurer une meilleure gouvernance. « Ce n’est pas une question de pouvoir personnel, mais de progrès collectif pour la RDC », avait déclaré Kabuya lors de sa dernière communication avec sa base.

Le camp présidentiel pourrait voir dans cette invitation une opportunité de clarifier ses intentions face aux critiques, tout en prenant le risque de polariser davantage le débat.

Un débat attendu par l’opinion publique

 

Cette proposition de débat contradictoire pourrait marquer un tournant dans les discussions nationales autour de la révision de la Constitution. Alors que le projet continue de diviser la classe politique et la société civile, un échange ouvert entre deux figures majeures des camps opposés pourrait contribuer à éclairer l’opinion publique.

En attendant une réponse de l’UDPS, l’invitation du professeur Onyemba est déjà saluée par certains comme un acte courageux, visant à promouvoir la démocratie participative et la transparence dans ce dossier sensible.

 

Par Abudu Yawolo

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