Dans une réaction véhémente publiée sur les réseaux sociaux, Ghislain Muanji, cadre du parti politique dirigé par Jean-Marc Kabund, a vivement critiqué l’initiative actuelle du gouvernement congolais de réviser la Constitution. Selon lui, cette démarche est non seulement précipitée, mais elle constitue une violation flagrante de la loi fondamentale en vigueur, notamment en ce qui concerne les articles 218 et 219 de la Constitution.
Pour Muanji, le pouvoir actuel, qu’il qualifie d’illégitime en raison d’un « coup d’État électoral accompli en décembre 2023« , n’a aucune légitimité pour entreprendre une telle réforme. Il dénonce par ailleurs l’anarchie au sein du parti présidentiel, qu’il accuse de multiples dérives : incompétence, détournement des deniers publics, et gangstérisme électoral, entre autres.
Dans son tweet, Muanji revient également sur un avertissement lancé par Jean-Marc Kabund le 18 juillet 2022, selon lequel le régime en place complotait contre la démocratie congolaise. À ses yeux, après une parodie d’élections en 2023, c’est maintenant la Constitution qui est visée.
Il appelle ainsi les Congolais à boycotter fermement la campagne de révision constitutionnelle, qualifiant l’initiative de « danger pour le pays » et mettant en garde contre ce qu’il considère comme une « conjuration contre la République« .
Petit Ben Bukasa
