Dans un contexte où la révision de la Constitution est un sujet brûlant en RDC, Ben Tshikangu, un activiste du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), a pris fermement position contre cette initiative. Il l’a dit à votre Rédaction ce dimanche 13 octobre 2024.

Selon lui, modifier la Constitution reviendrait à mettre en péril les acquis démocratiques durement obtenus après des décennies de luttes pour la démocratie dans le pays.

Tshikangu insiste sur plusieurs raisons pour lesquelles il est nécessaire de préserver l’actuelle Constitution. D’abord, il rappelle que ce texte fondamental est le fruit de longues batailles menées pour l’instauration de la démocratie. « Toucher à la Constitution, c’est remettre en question les victoires que le peuple congolais a obtenues au prix de nombreux sacrifices », déclare-t-il.

Ensuite, l’activiste met en garde contre les dangers d’une révision qui pourrait permettre aux dirigeants actuels de modifier les règles du jeu politique à leur avantage. « Cela ouvrirait la porte à un retour à l’autoritarisme, en permettant aux élites au pouvoir de concentrer davantage de pouvoirs entre leurs mains », explique-t-il, craignant que la modification serve surtout à prolonger les mandats des dirigeants en place.

Tshikangu souligne également les risques de tensions sociales qu’une telle initiative pourrait provoquer. « Les révisions constitutionnelles peuvent exacerber les divisions au sein de la société, entraînant des conflits internes et des fractures plus profondes entre différentes communautés. » Dans un pays marqué par de fortes divisions politiques, une telle démarche pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la cohésion nationale.

L’une des préoccupations majeures de l’activiste est que la Constitution doit rester l’expression de la volonté du peuple. Une révision sans un large consensus populaire serait, selon lui, illégitime. « Si le peuple n’est pas pleinement impliqué dans cette décision, toute modification sera rejetée massivement », avertit-il, ajoutant que ce genre de processus risquerait d’aggraver la défiance entre les citoyens et les institutions.

Enfin, Tshikangu insiste sur la nécessité de protéger les droits fondamentaux garantis par la Constitution actuelle. Il craint qu’une révision ne fragilise ces protections, en particulier pour les groupes les plus vulnérables. « Notre Constitution garantit des droits essentiels. Toute modification pourrait les affaiblir et faire reculer le pays en matière de justice sociale », prévient-il.

En conclusion, Ben Tshikangu appelle à la vigilance et à la mobilisation citoyenne pour défendre la démocratie congolaise. « Ensemble, restons vigilants et mobilisés pour défendre notre Constitution et protéger les acquis démocratiques », déclare-t-il avec force, exhortant la population à se tenir prête à défendre les valeurs pour lesquelles elle s’est battue.

 

Petit Ben Bukasa

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