Le forum économique RDC-Afrique du Sud, ouvert ce lundi 03 février 2026 à Kinshasa, s’est imposé comme une plateforme majeure pour redéfinir la coopération bilatérale. Pour Rachel Pungu, Directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), cette mission vise avant tout à « identifier les investissements pour les opportunités d’affaires qui reposent sur une vision commune d’une coopération économique régionale renforcée ». Ce rapprochement, fondé sur la complémentarité, cible des secteurs prioritaires tels que l’agro-industrie, la pharmacie, les infrastructures et les mines.

S’inscrivant dans la vision du Président Félix Tshisekedi, l’ANAPI ambitionne de transformer la RDC en une « terre attractive pour tous les investissements » afin d’éradiquer la pauvreté par la prospérité. Mme Pungu a souligné que le Plan National Stratégique de Développement (PNSD) sert désormais de socle à l’action gouvernementale, reposant sur deux piliers majeurs : l’amélioration du climat des affaires et l’attraction active des capitaux sous la supervision de la Première ministre.

Pour garantir la pérennité de ces investissements, le gouvernement congolais a engagé des réformes structurelles profondes. Une feuille de route ambitieuse, élaborée en concertation avec le secteur privé, a été transformée en assignations ministérielles pour vingt membres du gouvernement. L’objectif est clair : assainir l’environnement des affaires pour offrir des garanties solides aux partenaires sud-africains, en s’appuyant notamment sur le protocole de la SADC favorisant le financement de projets intégrateurs.

Lors de ses interventions, la Directrice générale a exposé les atouts géostratégiques exceptionnels de la RDC. Avec une superficie de plus de 2,3 millions de km² et une population dépassant les 100 millions d’habitants, le pays offre un marché de proximité de 250 millions de consommateurs. Mme Pungu a notamment rappelé que la RDC dispose d’une main-d’œuvre jeune et compétitive, capable de soutenir une expansion industrielle majeure en Afrique centrale.

Enfin, les chiffres présentés illustrent un potentiel largement sous-exploité : 80 millions d’hectares de terres arables, un réseau routier de 152 400 km à moderniser et un potentiel hydroélectrique colossal de 100 000 MW. Dans le secteur pharmaceutique, Mme Pungu a plaidé pour la création d’usines de transformation locale et de centres de recherche. « Ces atouts constituent des opportunités concrètes pour les entreprises sud-africaines désireuses d’élargir leur champ d’action », a-t-elle conclu, réaffirmant le rôle de la RDC comme moteur énergétique et agricole du continent.

 

Rédaction

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