Réunies à Lubumbashi dans le cadre de la DRC Mining Week 2026, les Nations Unies ont réaffirmé leur volonté d’accompagner la République démocratique du Congo dans la transformation de son secteur minier en véritable levier de développement durable.
Pendant trois jours, du 17 au 19 juin, le Système des Nations Unies a pris part aux échanges aux côtés du gouvernement congolais et des acteurs du secteur. Objectif : repenser l’exploitation des ressources naturelles pour qu’elle profite réellement aux populations tout en respectant les droits humains.
Au cœur des recommandations formulées, une approche intégrée axée sur la transparence dans la gouvernance, l’amélioration des conditions de travail et la formalisation du secteur artisanal. Les Nations Unies ont également insisté sur la nécessité de lutter contre l’exploitation illicite des minerais et de renforcer l’inclusion économique, notamment des femmes et des jeunes, souvent marginalisés dans les chaînes de valeur minières.
Autre exigence majeure : intégrer systématiquement des évaluations d’impact sur les droits humains dans les projets et politiques minières. Une démarche jugée essentielle pour prévenir les abus, orienter les décisions et renforcer la redevabilité des acteurs impliqués.
En parallèle, les Nations Unies ont salué les progrès enregistrés dans l’organisation du recensement général de la population et de l’habitat. Des données fiables et désagrégées, considérées comme cruciales, permettront d’affiner les politiques publiques et d’assurer une meilleure planification, y compris dans les zones minières.
Fort de son expertise multisectorielle, le Système des Nations Unies entend continuer à soutenir la RDC dans le renforcement de ses cadres institutionnels et normatifs, tout en promouvant des standards environnementaux et sociaux plus exigeants.
En toile de fond, un message clair : faire du secteur minier congolais un pilier de croissance inclusive, créateur d’emplois décents et facteur de stabilité. Les Nations Unies réaffirment ainsi leur engagement à travailler de concert avec l’État, le secteur privé et la société civile pour bâtir une industrie extractive plus juste, plus transparente et tournée vers l’avenir.
Petit Ben Bukasa
