Le Projet d’intégration des enfants non scolarisés dans l’enseignement formel par l’apprentissage accéléré (PIEEFA) a été officiellement lancé jeudi 13 août 2026 à Kinshasa, en présence de plusieurs responsables gouvernementaux, partenaires techniques et acteurs du secteur éducatif.

Porté par l’UNESCO, à travers son Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique (IICBA), avec l’appui technique et financier du Japon, le projet couvre la période 2026-2029 et concerne la RDC, le Nigeria et le Soudan du Sud.

Dans son allocution, la Représentante a.i. de l’UNESCO en RDC, Fatoumata Marega, a souligné que les conflits, déplacements forcés, pauvreté, éloignement des écoles et obstacles socioculturels privent encore de nombreux enfants de leur droit à l’éducation.

Le PIEEFA vise principalement à réintégrer ces enfants dans l’enseignement formel grâce à l’apprentissage accéléré, renforcer les capacités des écoles et favoriser la pérennisation de ce modèle dans le système éducatif national.

Le projet prévoit également un accompagnement psychosocial, des espaces sûrs, des compétences de vie ainsi que des kits scolaires et d’hygiène, avec une attention particulière aux filles.

Pour l’UNESCO, l’enjeu dépasse la simple réintégration scolaire. Il s’agit de construire une approche durable permettant au système éducatif congolais de mieux prendre en charge les enfants non scolarisés et déscolarisés.

« Aucun enfant ne devrait voir son avenir compromis parce qu’il a été, à un moment de son parcours, éloigné de l’école », a insisté Fatoumata Marega.

L’UNESCO appelle ainsi le Gouvernement, les partenaires, les familles et les communautés à unir leurs efforts pour faire du droit à une éducation inclusive et de qualité une réalité pour chaque enfant.

 

Béatrice Shongo

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