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Dans un entretien accordé hier 26 avril au premier ministre Sama Lukonde sur France 24, il a été question de fixer l’opinion sur la tenue des élections en 2023.

À la question de savoir si les élections seront bel et bien organisées en décembre de l’année prochaine, Jean Michel Sama Lukonde n’a laissé planer aucun doute sur la tenue effective des élections.

« Pour nous ce n’est même pas une possibilité. Tout à l’heure lorsque j’ai évoqué les priorités du Gouvernement, j’ai fini par cette question disant que pour nous c’est une priorité. Aujourd’hui nous avons non seulement un bureau qui a été installé, qui est notre interlocuteur, mais avec lequel nous avons déjà commencé les opérations, parce que le Gouvernement dans son rôle c’est d’assurer le financement de ce processus électoral avec comme objectif principal le respect, non seulement de délai, mais aussi à certains engagements pris par le Président de la République et son Gouvernement lorsqu’il a présenté son programme devant l’assemblée nationale. » a-t-il précisé

En passant, le principal des Warriors a tenu à rappeler que le décaissement pour le financement de ces opérations est déjà encours, et qu’au prolongement de ce processus, l’ONIP et l’INS seront en mesure de produire un fichier d’identification nationale.

« Nous avons même d’ailleurs mentionné qu’à la clé de ces opérations, nous souhaitons dans le cadre de mutualisation que nous faisons avec deux autres services qui sont chargés de l’identification, notamment l’Office National d’Identification de la Population (ONIP) et l’Institut National des Statistiques (INS) d’avoir à la clé de l’enrôlement un fichier d’identification nationale. Ce sont des opérations de mutualisation qui sont déjà encours, et le financement se fait déjà. Et donc nous sommes convaincus que dans le programme nous avons nous allons maintenir le cap vu que nous sommes résolument tournés vers l’avenir, et assurer ces élections en 2023. » a-t-il fait savoir

Quant à la question du probable dialogue proposé par l’opposition en vue de baliser le chemin du processus électoral, Sama Lukonde reste catégorique, et ne pense céder d’un iota toute procédure qui pourrait empiéter le processus électoral encours.

« Nous avons des cadres institutionnels clairs d’échanges. Je crois que le mécanisme pour mettre en place le bureau de la CENI passe par le parlement ; c’est une procédure qui a été faite et respectée. Donc aujourd’hui c’est place aux élections qui vont venir. Évoquer une question qui va mettre en mal le processus ou peut être le retarder n’est pas de mise. En ce qui nous concerne, en tant que Gouvernement, nous nous attelons à l’organisation des élections sans aller à ce volet qui a été évoqué, peut être ça sera d’autres cadres d’échanges, mais à mon sens ça ne sera pas pour mettre en mal le processus déjà encours. » a-t-il dit

Pour rappel, le Gouvernement Sama Lukonde vient de totaliser un an à la manette du pays depuis ce 26 avril 2022. Cependant, au cours de cette courte période, l’impression de l’opposition reste marquée par une forme de coercition quant à l’organisation des élections de la part du Pouvoir en place. Parmi les faits, l’on compte la non prise en compte de réticence des confessions religieuses autour de la personne de Denis Kadima, président actuel de la Centrale Électorale; l’absence de consensus sur des questions fondamentales telles que la loi sur la réforme électorale.

En effet, eu égard aux différentes tractations actuelles, aucune proposition, de part et d’autres n’augure des élections crédibles, transparentes, inclusives et apaisées en 2023.

 

Par Hénoc Mpongo

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