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Ne tirant aucune leçon de ce qu’avait infligé Mygold rev aux nombreux kinoises et Kinois, certains ont encore mordu à l’hameçon toujours dans le seul but de se faire de l’argent facile.

En effet, c’est ce mercredi 20 juillet que l’odeur du parfum s’est faite sentir dans la commune de Barumbu, au quartier Beau Marché, sur l’avenue flambeau, où un nombre important des femmes manifestaient devant le bureau de WEEKA(une banque commerciale qui s’employait dans les services d’épargne, ristourne et crédit) réclamant leur argent.

Weeka
Le bâtiment abritant les bureaux de Weeka

Selon ces nombreuses clientes trouvées sur place, les agents de WEEKA faisaient de porte en porte avec des cartes dans lesquelles les clients versaient l’argent et avaient la possibilité de récupérer leurs sommes et un surplus après 30 jours.

Il s’est observé qu’après un moment, cet établissement privé n’était plus à mesure de servir ses clients. Beaucoup d’entre eux n’ont pas eu des remboursements comme prévus. C’est ce qui a créé la panique dans le chef de ces clients. Et depuis, ils sont en attente sans suite.

Les différents services que propose Weeka

Katelina, une mère et cliente explique le phénomène : «  Nous sommes des femmes et quelques hommes qui travaillons dur. Cette banque est venue avec des mots sucrés. Ses agents nous ont fait croire que si nous épargnons chez eux, trente jours après, nous aurons notre argent avec bénéfice. Nous avons accepté et ils nous ont montré leurs bureaux. Personnellement, je versais 3000fc par jour et j’ai rempli plus de trois cartes avec l’espoir qu’à la fin de l’année, je pourrais retirer tout et en faire une chose de grande importance. Du coup, j’apprends que ceux qui avaient beaucoup d’argent sont venus et rien n’est là, ça fait une semaine que nous faisons des tours ici sans solution, ils nous demandent d’amener nos CV alors que l’enregistrement n’avait aucune condition. Que l’État nous sauve, nous venons de subir d’autres escroqueries, les congolais exagèrent dans la méchanceté envers ses propres frères et sœurs pourquoi ».

De l’autre côté Maria Ngongo, une veuve et mère de trois enfants et cliente de la même compagnie dénonce l’intrusion de la police avec parti pris dans cette affaire.

« On a pas aimé la manière dont la police est intervenue, nous avons arrêté un agent pour qu’il nous rembourse notre argent, la police est venue le récupérer, afin de le libérer à notre insu »

Pour la police nationale de la place, l’agent de Weeka gardé, n’est pas le propriétaire de la banque ni moins le chef « il était menacé par leurs clients, raison pour laquelle nous l’avons gardé. Nous avons appelé le responsable, il a précisé que l’argent est bloqué par les grands commerçants et ils sont en train de se débrouiller pour avoir un montant pouvant servir les clients de petits fonds », a précisé un des agents de la police qui ont pris contact avec le responsable de cette entreprise.

Il est quand-même étonnant qu’en moins de deux ans où une escroquerie de grande envergure a eu lieu dans la capitale congolaise, on enregistre le nouveau cas comme quoi, certains hommes et femmes ont une mémoire courte.

 

 

Édith Mwanza

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