Le deuxième trimestre de l’année 2024 démarre fort à Kinshasa et pas nécessairement dans le bon sens. Les ménages kinois tentent d’adapter leurs revenus pour relier les deux bouts du mois , mais cela en vain. Les prix des produits de première nécessité continuent leur flambée dans les marchés, alimentations et chambre froides, avoisinant une «hausse de +10 % » chaque semaine.

Cas de la semoule, l’huile végétale, le riz ,le savon… a fait savoir Daniel Kalume, tenancier d’une alimentation située au quartier Musey dans la commune de Ngaliema lors de la descente sur de notre équipe des reporters.

« À chaque approvisionnement auprès des nos fournisseurs, nous remarquons la hausse des prix sur les produits comme par exemple, il y’a deux semaines passées, nous achetions le carton du savon le coq à 15.000 Franc, pour revendre à 19.000 Franc, aujourd’hui ce weekend je me suis approvisionné à 20.000Franc pour revendre à 24.000 franc pareil pour la semoule extra 25kg qui est passée de 20 dollars à 22.5 dollars » a déclaré Daniel Kalume , Tenancier d’une alimentation au petit marché de Sola.

Bien que les prix des produits augmentent continuellement depuis le début de l’année 2024, les fonctionnaires sont impayés, le niveau des salaires reste inchangé pour la plus part des travailleurs dans le secteur public et privé, ainsi, le tissu socio-économique est sérieusement menacé et détruit « Le coût de vie à Kinshasa devient de plus en plus chère et intenable,jusqu’où ira notre souffrance? » s’interrogent quelques kinois abordés par notre rédaction.

Difficile de répondre à cette question si tout se passe à l’œil impuissant du gouvernement. L’inflation galopante rend la condition sociale difficile à Kinshasa. D’un coté les vendeurs cherchent à augmenter les prix pour agrandir leurs parts des revenus, tandis que les ménages cherchent à tout temps le contraire pour satisfaire le plus grand nombre de besoins possibles.

« Nous perdons de la clientèle chaque jour, l’impact de la hausse des prix se fait fortement sentir…Pour nos clients c’est nous qui changions de prix pour tirer bénéfice, alors que nous connaissons tous que c’est à cause de l’instabilité du taux d’échange que nous subissons cette crise» a déclaré madame Grâce Mbuyi , responsable d’une maison des produits surgelés à pompage.

Le pouvoir d’achat étant lié aux salaires des citoyens, Joséphine Landu, appelle le gouvernement central à stabiliser «Le taux d’échange non-maîtrisé et contrôler enfin d’éviter d’énormes dégâts que celui-ci fait subir au peuple »

 

Klaude Kabwebwe

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