Les députés provinciaux de la Tshopo (Nord-est de la République démocratique du Congo), ont été effectué une visite guidée ce mercredi 03 juillet aux différents sites de la concession de la société CAP-Congo (Compagnie Agro-pastorale du Congo) située à plus 12 Km de Kisangani.
«Nous sommes venus dans la concession de la société CAP Congo pour palper du doigt certaines réalités par rapport aux rumeurs qui circulent selon lesquelles cette société serait à la base du célèbre conflit communautaire Mbole-Lengola suite à l’achat des terres qu’elle a fait», a dit Mateus Kanga Londimo, président de l’assemblée provinciale à l’agence congolaise de presse.
«Après la visite, nous sommes sortis avec une bonne impression, parce que, ce que nous apprenons de loin et ce que nous venons de voir est vraiment le jour et la nuit. Nous nous sommes rendus compte que c’est plutôt un grand investissement pour la province de la Tshopo et ce sont les enfants de la Tshopo qui travaillent», a-t-il poursuivi.
C’est ainsi que, cet élu de Kisangani, accompagné de sept autres députés provinciaux, après avoir visité tous les sites, des entrepôts au beach en passant par la plantation des palmiers, sous le guide de M. Leon Muwenge, coordonnateur en charge de social de CAP-Congo, a prêché le vivre-ensemble.
«Je lance un message de paix et de vivre–ensemble. Il n’y a aucune raison pour que les peuples Mbole et Lengola se battent, car les données que nous avons eues montrent que la partie de terre achetée par la société CAP–Congo n’appartient ni à la communauté Mbole moins encore à la communauté Lengola», a lancé Dr Aimé Eyane, député provincial élu du territoire d’Opala.
«Que la population soit calme, nous–même, nous venons de palper du doigt la réalité. Il n’y a rien, cette société est en train d’investir. Elle pourrait engager beaucoup de filles et de fils de la Tshopo», a déclaré le député provincial Thomas César Mesemo Wa Mesemo, élu d’Ubundu.
Peu avant la visite guidée, M. Leon Muwenge, coordonnateur en charge de social de CAP-Congo, a fait savoir que leur société a acquis ses 4.000 hectares chez les peuples Kumu.
«CAP–Congo a acquis cette concession chez les peuples Kumu en leur donnant ce que nous nous sommes entendu. Et tous ceux qui avaient des champs, nous leur avons non seulement laissé le temps de récolter leurs semences et aussi nous les engageons», a-t-il dit.
Aussi, Leon Muwenge a indiqué qu’au début de leur fonctionnement, CAP-Congo avait employé environ 800 personnes. Suite au conflit Mbole-Lengola il ne reste actuellement moins de 400 travailleurs.
La compagnie Agro-pastorale du Congo (CAP-Congo), située à la rive gauche du majestueux fleuve Congo, a été créée en mai 2019 avec comme objectif d’entreprendre toutes les activités liées notamment à l’agriculture et la pisciculture.
Dans la Tshopo, cette société a planté plus de trois mille hectares de palmiers qui seront en grande partie vendus dans les sociétés de transformation d’huile à Kinshasa.
Article tiré de l’ACP
