Dans un verdict qui marquera l’histoire judiciaire de Kinshasa, les leaders de la structure au cœur de polémique « Force du Progrès » ont été condamnés à la peine capitale.

Le tribunal de grande instance a jugé Ngandu Wa Ngandu Kennedy et cinq de ses acolytes coupables d’association de malfaiteurs et de tentative de meurtre, les condamnant ainsi à la peine la plus sévère, la peine de mort.

Ngandu Wa Ngandu Kennedy, reconnu comme l’un des chefs de file de cette organisation, a été identifié comme le cerveau derrière une série d’actes criminels ayant ébranlé la capitale. La structure, affiliée au parti politique UDPS, s’était illustrée par des violences exacerbées lors du déguerpissement des habitants de l’immeuble Kamul, qui a rapidement dégénéré en confrontation directe avec les forces de l’ordre.

Outre la peine capitale, les condamnés ont été sanctionnés de 10 ans de servitude pénale pour vol qualifié, 4 ans pour destruction méchante, et 5 ans pour attentat à la pudeur. Ces peines, cumulées à la gravité des actes commis, ont conduit le tribunal à appliquer la sentence ultime.

Dix autres membres de la « Force du Progrès », en raison de leur jeune âge et de leur statut de délinquants primaires sans antécédents judiciaires, ont bénéficié de circonstances atténuantes.

Néanmoins, ils ont été condamnés à 10 ans de servitude pénale pour association de malfaiteurs et à des peines supplémentaires pour tentative de meurtre et vol qualifié. Une amende de 1 million CDF a également été imposée, avec la menace de servitude pénale subsidiaire en cas de non-paiement

Le tribunal n’a pas seulement frappé fort en termes de sanctions pénales. Il a également statué en faveur des victimes, ordonnant aux prévenus de verser des indemnités considérables, atteignant plusieurs centaines de milliers de dollars, pour compenser les préjudices subis. Parmi les bénéficiaires de ces réparations figurent des personnalités et des familles qui ont été directement touchées par les violences.

Cette affaire, qui a pris racine dans un simple déguerpissement, a révélé l’ampleur des failles sécuritaires dans la capitale. La Police Nationale Congolaise, lors du démantèlement de la base de la « Force du Progrès » à Ngaliema, a saisi une centaine de machettes et un drone, témoignant de la dangerosité de ces individus.

 

 

 

La Rédaction

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