Les enseignants des écoles primaires de la sous-division Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté Walungu II ont observé un sit-in ce lundi 14 octobre 2024, devant les bureaux de leur sous-division.
Ces enseignants, venus de divers coins de la région, brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Nous conditionnons la rentrée scolaire à la paie de 500 $ ». Arborant des sacs en plastique noirs sur la tête, équipés de sifflets et vêtus pour la plupart de noir, ils ont manifesté leur mécontentement face au mauvais traitement qu’ils estiment subir de la part de l’État congolais, leur employeur.
Scandant des slogans tels que : « C’est seulement au Congo que le formateur du président, des ministres et des députés doit transporter des briques pour survivre » ou encore « C’est ici que les enfants d’âge scolaire deviennent des chégues ou enfants de rue à cause de l’indifférence du gouvernement », ces enseignants réclament le respect des engagements pris par le gouvernement lors des accords de Bibwa avec le banc syndical.
Jack Bahinyuza, porte-parole du syndicat des enseignants de Walungu II, a exprimé leur détermination :
« Nos revendications ne sont pas complexes. Nous demandons simplement un salaire de 500 $ par mois, la régularisation des enseignants non payés (NU), l’intégration des enseignants dans la fonction publique, car nous ne sommes toujours pas considérés comme des fonctionnaires. Ceux qui nous méprisent aujourd’hui sont pourtant passés entre nos mains. Nous demandons aussi que cessent les intimidations contre nos syndicalistes, notamment Jacques Cirimwami, menacé par les autorités alors que cette grève a été décrétée par la base, les enseignants », a-t-il déclaré.
Cette grève, marquée par une solidarité sans précédent entre les enseignants, paralyse les écoles primaires publiques depuis le 2 septembre, date de la rentrée scolaire officielle 2024-2025. Depuis, les élèves n’ont pas encore repris les cours en raison de l’absence d’enseignants.
Patient Bulangalire
