Didi MANARA LINGA, deuxième Vice-président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), accompagné d’Adine d’Or OMOKOKO, membre de l’Assemblée plénière, a pris part à une réunion préparatoire avec les responsables administratifs et opérationnels du territoire de Masimanimba, ce dimanche 20 octobre dans le cadre de la reprise des élections législatives.
La veille, en tant que représentant de Denis KADIMA KAZADI, président de la CENI, MANARA avait présenté ses civilités à l’Administrateur du territoire, Emery KANGUMA. Ces échanges ont permis de faire un point sur les forces et faiblesses relevées lors des élections du 20 décembre 2023.
Si les forces ont été rapidement mentionnées, le deuxième Vice-président a principalement insisté sur quatre faiblesses majeures ayant conduit à l’annulation des résultats dans la circonscription de Masimanimba. Parmi ces dysfonctionnements figuraient des cas de fraude, de violence et de vandalisme. M. MANARA a précisé les points suivants :
1. La sécurisation inadéquate des opérations électorales.
2. L’insuffisance d’effectifs de la Police nationale pour assurer la protection du matériel et du personnel électoral.
3. Un manque de communication et une coordination insuffisante des informations.
4. Le détournement des fonds destinés à la logistique, notamment pour le transport du matériel et le paiement des primes des policiers.
Dr Didi MANARA a expliqué que sa délégation comprenait des experts et cadres de la CENI, parmi lesquels la Secrétaire Exécutive provinciale, Géorgine VANDAME, le Coordonnateur Directeur Adjoint des Télécommunications, Gilbert MUKENDI, ainsi que des cartographes et responsables en informatique et logistique. Ces nouveaux responsables remplacent les anciens cadres écartés à la suite des irrégularités constatées lors des précédentes élections.
La mission actuelle vise à superviser les préparatifs de la reprise des élections, prévue pour le 15 décembre 2024. Didi MANARA a par ailleurs reçu l’assurance des autorités politico-administratives locales quant à la sécurisation et la bonne organisation des scrutins, dans un climat apaisé. Ces conditions sont essentielles pour la tenue des élections indirectes des sénateurs, du gouverneur et du vice-gouverneur de la province du Kwilu, qui suivront.
Petit Ben Bukasa
