L’affaire Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice poursuivi pour détournement présumé, a connu un nouveau rebondissement ce 30 juillet. Réunie en audience, la Cour de cassation a confirmé sa volonté de faire avancer le dossier en le renvoyant au 4 août pour la poursuite de l’instruction. Une décision qui illustre la détermination de la juridiction à ne pas se laisser enfermer dans les manœuvres dilatoires de la défense.

Une défense sur le fil du dilatoire

Depuis le début, les avocats de Constant Mutamba multiplient requêtes et exceptions pour freiner le processus : contestation du vote à main levée à l’Assemblée nationale ayant autorisé les poursuites, demande d’annulation d’une décision déjà rejetée, et même requête de suspension de la procédure encore en délibéré. Mais la Cour a, à chaque étape, balayé ces arguments, les jugeant « non fondés ».

« La posture de la Cour semble indiquer une volonté claire de ne pas céder à la pression du dilatoire », analyse un juriste contacté par notre rédaction. « Alors que la défense tente d’ouvrir des brèches procédurales, le tribunal garde le cap sur le fond du dossier. »

Le compte à rebours vers le fond de l’affaire

Le renvoi au 4 août apparaît donc comme une étape décisive. Sauf nouveau contretemps, cette date marquera le véritable début de l’instruction, avec la convocation des témoins et l’examen des éléments matériels. L’opinion publique, très attentive, attend de voir si la défense pourra enfin répondre sur le fond aux accusations portées.

Car une question demeure : pourquoi éviter à tout prix le débat sur les faits si l’innocence est certaine ?

Face à cette interrogation, la Cour semble plus que jamais décidée à écarter les « écrans de fumée » procéduraux pour laisser éclater la vérité.

 

Guyvanant Misenge

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