L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a pris la parole ce mercredi devant la Cour de cassation, défendant son intégrité face aux accusations de détournement présumé de fonds publics. Lors de la sixième audience de son procès, il a fermement nié avoir « pris un seul dollar de l’État », qualifiant les accusations de complot politique.

Constant Mutamba a ouvert sa déclaration en citant un verset biblique pour souligner la force que sa foi lui apporte face à ce qu’il perçoit comme une épreuve. Il a ensuite critiqué la procédure judiciaire, affirmant que la justice qu’il a servie « avec tant d’amour » lui a « tout arraché : son honneur, sa crédibilité, sa dignité ». L’ancien ministre a également fait état de pressions l’ayant poussé à démissionner et à envisager l’exil, avant de choisir de rester en RDC pour ne pas « ternir l’image de la justice ».

Le ministère public a requis une peine de 10 ans de travaux forcés et la restitution de 19,9 millions de dollars dans le cadre du projet de construction d’une prison à Kisangani. De son côté, la défense a plaidé l’acquittement, arguant que le procès est motivé par des considérations politiques. Le verdict est attendu le 27 août 2025.

ENN

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