Les spéculations autour d’un remaniement gouvernemental imminent alimentent de vifs débats, notamment sur les réseaux sociaux. Parmi les hypothèses les plus commentées figure un éventuel retour de Vital Kamerhe au sein de l’exécutif, pressenti pour prendre la tête du ministère de l’Industrie, un portefeuille laissé vacant après la démission de son lieutenant Aimé Boji Sangara, engagé dans la course à la présidence de l’Assemblée nationale.

Si ce scénario venait à se confirmer, il ne manquerait pas de provoquer des interrogations sur l’opportunité politique d’un tel choix. Pour de nombreux observateurs, confier ce ministère à Vital Kamerhe relèverait moins d’une logique d’efficacité que d’un calcul aux conséquences imprévisibles. Le débat ne porte pas tant sur l’expérience de l’homme que sur le symbole que représenterait cette nomination dans l’architecture actuelle du pouvoir.

Quand bien même Vital Kamerhe a toujours répété que ce n’est pas le poste qui fait l’homme, mais plutôt l’homme qui fait le poste, vouloir lui confier le poste abandonné par son poulain n’est pas vu d’un bon œil par l’opinion publique. Certains y voient un manque de respect, tandis que d’autres estiment que cela pourrait fragiliser davantage l’action gouvernementale et compliquer la tâche du président Félix Tshisekedi.

Dans les cercles politiques, certains y voient une tentative de mettre en concurrence des figures aux trajectoires étroitement liées, au risque de brouiller les équilibres internes. L’hypothèse d’un tel retour est perçue par d’autres comme un ballon d’essai, destiné à jauger les réactions de l’opinion avant toute décision formelle. Une manœuvre attribuée aux stratèges du régime, accusés de pousser le chef de l’État à commettre une erreur monumentale.

À l’heure où le pays attend des signaux forts, ce possible casting interroge sur les priorités réelles de l’exécutif. Pour ses détracteurs, une telle option pourrait avoir des conséquences négatives sur la stabilité politique du pays.

0Shares