Atteint par un projectile à Kananga, Delly Sesanga parle d’une tentative d’élimination physique par le pouvoir.
Lors d’un face à face avec la presse dimanche 30 juillet 2023 à sa résidence privée de la ville de Kananga, l’opposant congolais a fustigé amèrement le comportement affiché par des inciviques qui, selon lui, étaient monté par l’actuel régime pour lui ôter la vie.
Sesanga parle également d’une action initiée pour, non seulement l’éliminer, mais aussi pour tuer les membres de son parti.
»Plusieurs d’entre mes partisans sont dans les hôpitaux, blessés graves. C’est un pouvoir barbare, décadent, sectaire et incompétent de Monsieur TSHILOMBO.
Qu’ils sachent qu’ils n’ont pas le monopole de la violence », prévient Delly SESANGA.
Et d’ajouter:
« Ils doivent se rappeler que beaucoup d’autres plus puissants qu’eux ont mal fini. Quoi qu’il fasse, ce pouvoir aura une fin. Et justice sera toujours réclamée.
Nous ne reculerons devant rien.
Nous sommes au Kasaï pour 10 jours et nous allons y rester. S’ils pensent que nous avons peur d’eux, nous les attendons. On peut parler contre Monsieur TSHISEKEDI partout, parce qu’il est Président de la République »
Pour mémoire, le député national Delly Sesanga, opposant et candidat déclaré à la présidence, a été victime d’un acte de violence samedi 29 juillet 2023 alors que son cortège traversait les rues de Kananga (Kasai-central).
L’homme politique a été touché à la tête par un projectile lancé par un agresseur non identifié qui serait aux arrêts selon le président d’ENVOL.
Delly Sesanga, qui est président du parti politique Envol, se trouve dans cette partie du pays dans le cadre de sa tournée dite de la réformation du Congo.
L’initiative politique pacifique a été troublée par cet acte de violence injustifiable qui a fait le tour du monde à travers les réseaux sociaux.
Déjà dans la matinée de dimanche après l’arrivée de Delly Sesanga à Kananga, le vice-gouverneur du Kasaï Central, Martin Makita Mfuamba avait, dans un message à la population, condamné cette agression contre l’élu de Luiza et Kananga.
Pour Delly Sesanga, » l’adresse de l’autorité provinciale n’était qu’une repentance de dernière minute teintée d’une hypocrisie pour aveugler l’opinion, alors l’acte était bel et bien préparé par le pouvoir en place ».
Love Mukendi
