Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a accusé son prédécesseur Joseph Kabila de préparer une insurrection en soutenant le groupe politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC), lors d’une interview à Bruxelles diffusée par la radio Top-Congo.
« Joseph Kabila prépare une insurrection en République Démocratique du Congo. L’Alliance Fleuve Congo (AFC) de l’ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (Céni), Corneille Nangaa, c’est lui, » a-t-il martelé.
L’AFC a été lancé à Nairobi au Kenya par l’ex-président de la Céni, avec en son sein le groupe terroriste M23, « avec comme objectif de donner une couleur congolaise, » selon un analyste congolais.
Toutefois, cette opération n’a convaincu personne, dans la mesure où c’est l’armée rwandaise qui opère directement sur le sol congolais en combattant les Forces Armées de la RDC (FARDC), selon des rapports d’experts des Nations-Unies.
Depuis plusieurs mois, l’ancien président Kabila a quitté la RDC « sans se faire signaler » auprès des services de migration et n’est plus revenu au pays. Il a été vu à Windhoek en Namibie pour assister aux obsèques du chef de l’État namibien Hage Geingob, décédé le 4 février 2024 d’un cancer. Depuis, il n’a plus été vu en public.
À son avènement en janvier 2019, le président Tshisekedi avait co-géré le pays en coalition avec les partisans de l’ex-président Kabila, jusqu’à la rupture deux années après en raison de tensions permanentes. Le camp Kabila avait refusé de participer aux élections de décembre 2023, remportées par le président Tshisekedi et ses partisans.
Qui de Kabila et Kagame serait à la base de l’insécurité aujourd’hui dans l’Est ? Seul le chef de l’État peut répondre à cette question.
Petit Ben Bukasa
