Kinshasa, 1er juin 2026 —

 

Il aurait fallu attendre plus de vingt-quatre heure après pour lire la réaction du gouvernement congolais. Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo est monté au créneau pour condamner avec la plus grande fermeté le massacre de civils perpétré dimanche 31 mai dans le quartier Ngadi, au nord de cette ville meurtrie du Nord-Kivu.

Selon les informations relayées par les autorités provinciales, l’attaque attribuée aux rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF), affiliées à l’État islamique, a coûté la vie à quinze civils, ainsi qu’à un militaire engagé dans la protection des populations. Plusieurs habitations ont également été détruites ou endommagées lors de cette incursion sanglante, qui replonge la région dans l’horreur.

Face à ce nouveau drame, le Gouvernement a exprimé ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, tout en adressant un message de compassion aux blessés et à l’ensemble de la population de Beni, durement éprouvée par cette énième tragédie.

Mais au-delà de l’émotion, l’exécutif se veut déterminé. Il réaffirme que la lutte contre les ADF demeure une priorité absolue. Sur le terrain, les Forces de défense et de sécurité poursuivent activement les opérations de traque des assaillants. Des mesures urgentes ont été enclenchées pour renforcer la protection des civils, sécuriser les zones touchées et prévenir toute nouvelle attaque.

Dans un contexte marqué par la peur et l’incertitude, le Gouvernement appelle la population au calme, à la vigilance et à la confiance envers les institutions de la République, ainsi qu’en l’action des forces engagées au front.

Kinshasa insiste enfin sur sa détermination « inébranlable » à éradiquer le terrorisme dans l’Est du pays, à restaurer durablement la sécurité et à garantir la protection de tous les citoyens. Les auteurs de ces crimes, promet-il, sont activement traqués et devront répondre de leurs actes devant la justice.

À Beni, cependant, les mots peinent à panser les plaies. Et la question demeure : jusqu’à quand ?

 

Petit Ben Bukasa 

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