Plusieurs jeunes congolais ont été arrêtés à Goma après avoir célébré dans la rue le premier but de la RDC face à l’Angleterre, en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Des agents de sécurité ont été déployés dans plusieurs bars et terrasses de la ville, en parallèle de patrouilles pédestres militaires.

Selon des sources locales, une partie des personnes interpellées a été conduite au cachot de la mairie de Goma, tandis que le sort d’autres interpellés reste incertain, ceux-ci ayant été emmenés vers des lieux non identifiés. Cette opacité alimente l’inquiétude des familles, dans un contexte où les organisations de défense des droits humains documentent depuis plusieurs mois des arrestations arbitraires dans les zones sous administration de l’AFC/M23.

Ce type de détention non reconnue, sans accès à un avocat ni communication du lieu de rétention aux familles, s’apparente à ce que le droit international qualifie de disparition forcée. Plusieurs organisations non gouvernementales ont déjà alerté sur la multiplication de ce type de pratiques dans les territoires sous administration de l’AFC/M23, où l’absence de cadre légal reconnu complique tout recours des victimes.

L’épisode survient quelques jours après la diffusion d’une note des autorités de facto interdisant toute manifestation spontanée, une mesure prise après les scènes de liesse ayant accompagné la victoire congolaise face à l’Ouzbékistan, marquées par des chants en soutien au président Félix Tshisekedi.

Pour l’heure, aucune autorité de l’AFC/M23 n’a communiqué sur le nombre de personnes arrêtées ni sur les lieux où elles seraient détenues.

 

La rédaction

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