Le quartier Himbi, à Goma, dans le Nord-Kivu, est en première ligne de la lutte contre l’épidémie de Mpox. Face à la progression inquiétante de cette maladie virale, la société civile locale a décidé de renforcer la riposte communautaire par une série d’initiatives de sensibilisation de masse.
Jophet Kakule Malindogo, président de la société civile forces vives du quartier Himbi, a annoncé, lors d’un entretien ce mercredi 11 septembre 2024, une stratégie articulée autour de trois axes majeurs pour informer la population et prévenir la propagation du virus.
« En tant qu’activistes de la société civile, nous avons la responsabilité de protéger notre communauté. Nous allons intensifier la sensibilisation de masse par mégaphone et utiliser les réseaux sociaux ainsi que les médias traditionnels pour atteindre un maximum de personnes », a-t-il déclaré.
Cette approche vise à renforcer la vigilance et encourager l’adoption des gestes barrières. Le lavage des mains, la distanciation sociale et l’abstention de consommer certaines viandes d’animaux sauvages, comme les singes et les rats, sont au cœur de cette campagne de prévention.
« Nous prônons une collaboration étroite avec les autorités sanitaires », a ajouté M. Kakule, insistant sur l’importance de travailler main dans la main avec les professionnels de santé pour identifier les cas suspects, tracer les contacts et fournir un soutien aux personnes touchées.
Cette coopération est d’autant plus cruciale que Goma et sa région sont particulièrement touchées par l’épidémie de Mpox. Depuis le 1er juin, huit zones de santé du Nord-Kivu, dont celles de Goma et Karisimbi, ont enregistré un total de 234 cas confirmés. Les autorités locales considèrent ces zones comme les épicentres de l’épidémie.
Au-delà des efforts de sensibilisation, la société civile envisage de soutenir la mise en place de centres de quarantaine temporaires si le nombre de cas venait à augmenter. Elle s’engage également à distribuer des équipements de protection individuelle aux populations les plus vulnérables, notamment aux déplacés internes qui vivent dans des conditions précaires.
« Nous sommes prêts à jouer notre rôle pour éviter que l’épidémie ne s’étende davantage. Cette mobilisation communautaire est essentielle pour renforcer notre résilience face à cette menace sanitaire », a affirmé le président de la société civile.
Malgré la gravité de la situation, M. Kakule reste optimiste quant à la capacité de la communauté à surmonter cette crise sanitaire. « Si nous parvenons à contenir cette épidémie grâce à nos actions, nous aurons prouvé la force de notre solidarité et montré l’importance de notre engagement collectif. »
La mobilisation des forces vives à Himbi, bien que récente, témoigne d’une volonté claire de protéger la population contre les menaces sanitaires et de créer un environnement plus sûr pour tous.
Les alertes de vigilance se multiplient et la société civile appelle à la coopération de tous pour prévenir une crise de santé publique d’une ampleur encore plus grande.
Petit Ben Bukasa
