Depuis l’Égypte antique jusqu’à nos jours, l’Homme n’a cessé de trouver des moyens pour embellir sa peau et sublimer ses cheveux.

De nombreuses marques et produits ont ainsi inondé le marché, à l’instar de JC Walker ou de Morgan. Cependant, il est à noter que dans l’Égypte ancienne, les consommateurs privilégiaient les ingrédients naturels. Les femmes égyptiennes, par exemple, utilisaient des produits comme le fenugrec pour nourrir leur peau et leurs cheveux.

Avec le progrès de la science, l’industrie cosmétique a évolué, et le désir de transformation s’est intensifié chez l’être humain. Les « et si » envahissent tant les esprits des industriels que des consommateurs.

Les cheveux afro, par exemple, sont souvent perçus comme difficiles à entretenir, suscitant une envie de transformation : des cheveux lisses, soyeux, et colorés ou bien, pour certains, un choix d’alternatives plus simples comme le port de perruques.

Mais une mort maquillée pénètre alors dans nos maisons. La nouvelle « beauté » nous éblouit, si bien que l’on oublie souvent les conséquences néfastes de ces produits que l’industrie moderne nous propose.

Aujourd’hui, il est scientifiquement prouvé que de nombreux produits capillaires chimiques contiennent des substances nocives, non seulement pour la santé des utilisateurs, mais aussi pour l’environnement.

Prenons les lisseurs brésiliens, aussi appelés défrisants. Ils contiennent souvent de l’acide glycolique, très prisé dans l’industrie capillaire pour ses propriétés lissantes. Cependant, il est toxique pour le foie, irritant pour les voies respiratoires et corrosif pour la peau. Selon des sources accessibles comme Google, il figure sur la liste des substances dangereuses.

À côté de l’industrie cosmétique professionnelle est apparue une industrie artisanale, avec des défrisants locaux appelés « zazous » à Kinshasa. Ces produits sont principalement composés d’acide thioglycolique et de soude caustique, utilisés pour briser les boucles naturelles des cheveux afro dans l’objectif de faciliter leur entretien, car ces cheveux sont souvent jugés trop « rebelles ».

Pourtant, la soude caustique, ou hydroxyde de sodium, est un détartrant puissant qui, lorsqu’appliqué sur les cheveux, peut causer de graves dommages. En plus d’être corrosive, elle est un perturbateur endocrinien.

Parmi ces perturbateurs, on trouve également les parabènes, les phtalates, et bien d’autres. Mais qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien exactement ?

Il s’agit d’une substance qui interfère avec le système endocrinien, responsable de la régulation de nombreux organes par le biais des hormones. Ce système joue un rôle essentiel dans le développement, la reproduction et la croissance du corps humain. Les perturbateurs endocriniens peuvent ainsi modifier ou bloquer le fonctionnement de ce système, causant parfois des dommages irréversibles.

Des études, notamment sur les femmes noires, ont révélé des effets néfastes fréquents des perturbateurs endocriniens, parmi lesquels :

  • Fibromes et myomes
  • Cancers du sein, du col de l’utérus, etc.
  • Stérilité, pouvant inclure une ménopause précoce ou une puberté anormalement précoce ou tardive
  • Troubles neurologiques

 

Défriser ses cheveux embellit, certes, mais à quel prix ?

 

NAD’HAIR & LESMEDIAS

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