Dans un communiqué de presse rendu public ce 25 août 2023 par l’ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo, le Bureau de contrôle des actifs étrangers (OFAC) du département du Trésor a sanctionné six personnes pour avoir contribué à la plus récente escalade du conflit dans l’est de RDC.

Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’engagement des États-Unis en faveur d’une résolution de la crise, de la promotion de la responsabilisation des auteurs de violations des droits de la personne, notamment de violences sexuelles liées au conflit, et de la remédiation à la situation humanitaire désastreuse.

Il s’agit entre autre de 3 membres des forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) qui est une milice armée à majorité ethnique hutu opérant en RDC, 1 membre du M23, 1 colonel des FARDC et 1 membre des forces rwandaises de défense(FRD).

Les concernés sont:

1. Apollinaire Hakizimana (Hakizimana), de nationalité rwandaise, est le commissaire à la défense des FDLR.

2. Le général de brigade Sebastian Uwimbabazi (Uwimbabazi), de nationalité rwandaise, qui est un leader des FDLR chargé du renseignement.

3. Ruvugayimikore Protogene (Protogene), un ressortissant rwandais, qui dirige le groupe Maccabe, affilié aux FDLR, anciennement connu sous le nom de Commando de recherche et d’action en profondeur (CRAP).

4. Bernard Byamungu (Byamungu), de nationalité congolaise, il est le commandant adjoint des opérations et du renseignement du M23.

5. Le colonel Salomon Tokolonga (Tokolonga), de nationalité congolaise, il commande le 3411e régiment des FARDC.

6. Le général de brigade Andrew Nyamvumba (Nyamvumba), de nationalité rwandaise, il est le chef des opérations de la 3e division des FRD.

Tous les biens et intérêts des personnes désignées et décrites ci-dessus qui se trouvent aux États-Unis ou en possession ou sous le contrôle de ressortissants américains sont bloqués et doivent être signalés à l’OFAC.

En outre, toutes les entités qui appartiennent, directement ou indirectement, individuellement ou globalement, à au moins 50 pour cent à une ou plusieurs personnes bloquées, sont également bloquées.

Par ailleurs, les institutions financières et autres personnes qui se livrent à certaines transactions ou activités avec des personnes physiques ou morales sanctionnées peuvent s’exposer à des sanctions ou faire l’objet de mesures coercitives. Les interdictions s’appliquent notamment à toute contribution ou fourniture de fonds, de biens ou de services par, à ou au profit de toute personne désignée, ou la réception de toute contribution ou remise de fonds, de biens ou de services de la part de cette personne.

 

 

Chadrack Mbuyi

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