Mardi 29 octobre, l’Assemblée nationale a tiré la sonnette d’alarme face aux dépassements budgétaires révélés dans le rapport de la commission ECOFIN sur la reddition des comptes 2023. Marquée par des dépenses d’urgence excessives et le remboursement de dettes non certifiées, la gestion des finances publiques suscite de vives critiques, d’autant que des programmes sociaux peinent à être financés.

Le président de l’Assemblée, Vital Kamerhe, a exprimé son indignation, s’interrogeant sur les priorités du gouvernement. « Allouer seulement 89 milliards de dollars au PDL-145T, soit 6 % du montant nécessaire, alors que 450 milliards sont consacrés à des dettes non certifiées, est une preuve de dérive budgétaire au profit de quelques-uns », a-t-il déploré.

Kamerhe a également dénoncé la manipulation des chiffres alloués aux provinces et aux entités territoriales décentralisées (ETD), ajoutant que ces fonds seraient imputés de manière incorrecte.

Face à ces irrégularités, l’Assemblée nationale a décidé la création d’une commission d’enquête pour identifier les responsabilités individuelles et proposer des mesures correctives, espérant ainsi éviter de futurs abus.

Malgré les critiques, le projet de loi de reddition des comptes 2023, validé le 17 octobre, détaille des recettes réalisées de 29.607,09 milliards de FC sur une prévision de 32.456,78 milliards (91,22 % de réalisation) et des dépenses exécutées à hauteur de 96,49 %, soit 31.316,23 milliards de FC. Le solde final accuse un déficit consolidé de 226,79 milliards de FC, confirmant la nécessité d’une meilleure rigueur financière.

L’Assemblée demande au gouvernement des comptes sur sa gestion et attend des actions pour que la priorité budgétaire revienne aux besoins de la population.

 

Petit Ben Bukasa

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