Dans le cadre du contrôle parlementaire, l’Assemblée provinciale du Kasaï Central a entamé une nouvelle démarche visant à entendre les services étatiques et privés impliqués dans l’exécution des projets publics, afin de s’assurer du bon fonctionnement des uns et des autres.

C’est dans ce contexte que l’Office de Voirie et Drainage (OVD-Kasaï Central), l’Office des Routes, la société Safrimex, ainsi que d’autres entreprises ont été conviés au siège du parlement provincial à l’invitation des élus du peuple.

Une plénière, présidée ce jeudi 15 mai 2025 par le vice-président de l’organe délibérant, s’est penchée sur les contenus des contrats signés entre les entreprises de mise en œuvre et le maître d’ouvrage, avec un accent particulier sur les travaux de modernisation des routes, les chantiers urbains et les projets de lutte anti-érosive.

Mais surprise : les directeurs techniques de Safrimex et de PURUK, déjà auditionnés lors de la plénière du 7 mai, ont réitéré ne pas être en possession desdits contrats, renvoyant les élus vers le Bureau Central de Coordination (BCeCO), maître d’ouvrage de ces projets, pour toute information.

Une réponse qui a provoqué l’indignation du député provincial Papy Noël Kanku Kabamba. Au terme de la plénière, l’élu de Demba a vivement dénoncé la gestion opaque du BCeCO et le silence de ses responsables face aux nombreuses sollicitations de l’Assemblée provinciale. Il s’est dit préoccupé par l’absence de transparence autour des engagements signés, notamment avec Safrimex, en charge de la réhabilitation de plusieurs infrastructures dans la ville de Kananga.

Face à ce manque de coopération, les députés provinciaux ont décidé d’écrire officiellement au président de l’Assemblée nationale pour solliciter l’interpellation du BCeCO. Ils estiment que cette opacité constitue une atteinte grave au principe de redevabilité, pourtant essentiel dans une gouvernance responsable.

 

Pierre Love MUKENDI

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