La Commission épiscopale Justice et Paix de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) a entamé un examen approfondi de la feuille de route de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) en vue d’une appropriation optimale du processus électoral. Lors d’une séance de travail tenue ce mardi 29 juillet 2025, une délégation de la CENCO a rencontré Didi Manara, vice-président de la CENI, marquant ainsi une étape cruciale vers la transparence et la crédibilité des prochaines échéances électorales. Cette initiative de la CENCO vise à garantir que toutes les parties prenantes s’engagent collectivement pour des élections justes et apaisées.

Joseph Olese, chargé de programme à la Commission épiscopale Justice et Paix, a souligné l’importance d’une collaboration étroite et objective entre les différentes parties prenantes. Il a notamment insisté sur la nécessité pour la société civile, à travers ses missions d’observation électorale, de signer une charte d’engagement. « Dans le processus électoral, il y a plusieurs parties prenantes qui entrent en jeu. Parmi elles, il y a la Société civile qui déploie les observateurs des missions électorales pour apporter leurs contributions au processus électoral et l’amélioration des cycles électoraux en RDC. Et les renforcer en capacité, c’est voir dans quelle mesure ils peuvent améliorer leur travail pour donner leur meilleur d’eux-mêmes et surtout accompagner ce processus en toute objectivité, afin de permettre à la population de jouir des bonnes élections », a fait remarquer Joseph Olese. Il a poursuivi en listant les résultats attendus : « L’appropriation du degré des préparations des élections par la CENI, qui a mis en place une feuille de route, et les missions d’observations vont l’analyser afin de l’approprier ; bien comprendre cette feuille de route pour dénicher tout ce qu’il peut y avoir comme force et faiblesse ; avoir une mesure d’atténuation où il y a des risques. »

  1. De son côté, Didi Manara a salué l’initiative de la CENCO, notant que c’est la première fois que la feuille de route, publiée le 4 avril dernier, fait l’objet d’une analyse aussi détaillée de la part d’une institution clé. Le vice-président de la CENI a exprimé sa satisfaction de voir la société civile s’engager activement dans la lecture et l’analyse des grandes lignes de ce document. « C’est une première que la feuille de route soit analysée depuis sa publication le 4 avril dernier. Et depuis, nous n’avons pas senti que les institutions, la population s’évertuaient à lire les grandes lignes de cette feuille de route. Or, lorsque l’on planifie une grande activité comme organiser les élections dans un pays continent comme la RDC, ce n’est pas une tâche facile », a fait savoir Didi Manara. Il a invité la société civile électorale à « réellement analyser ce document », essentiel pour l’avenir démocratique du pays.

Guyvanant Misenge

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