Au lendemain de la publication du gouvernement Suminwa II, l’ancienne sénatrice et membre de l’opposition, Francine Muyumba, a de nouveau pris position contre la présence d’étrangers dans des postes régaliens et stratégiques au sein de l’appareil d’État congolais.
Dans une déclaration ferme sur son compte X (anciennement Twitter) le 11 août, elle a sommé les personnes concernées de « démissionner immédiatement » sous peine de poursuites judiciaires pour « usurpation de fonction publique et atteinte à la sûreté de l’État ».
L’ex-parlementaire estime que les fonctions relevant de la souveraineté nationale, telles que la sécurité, la défense, la diplomatie ou la gestion des finances publiques, doivent être strictement réservées aux citoyens congolais. Elle juge inacceptable que des ressortissants étrangers occupent de tels postes, considérant cela comme une atteinte directe à l’intégrité de l’État.
Francine Muyumba évoque également la possibilité de signaler ces individus à leurs pays d’origine afin qu’ils soient poursuivis « pour des faits similaires » sur leur propre territoire. Une démarche qui s’inscrit, selon elle, dans la défense de la souveraineté et de l’indépendance du Congo face à toute ingérence étrangère.
Cette prise de position intervient dans un contexte politique marqué par des tensions autour de certaines nominations au sein de l’exécutif, lesquelles alimentent un débat national sur la place et le rôle des étrangers dans l’administration publique.
Glody Loleke
