Ce 4 juin, la Haute Cour militaire ouvre un procès qui fait trembler les galons. À la barre : le général Christian Tshiwewe et plusieurs hauts gradés, poursuivis pour des faits lourds – complot, trahison, apologie du terrorisme.
Voir l’ancien chef de l’armée dans le box des accusés est un choc. Mais derrière ce séisme judiciaire, une question brûle toutes les lèvres : s’agit-il d’une véritable opération de justice ou d’un règlement de comptes au sommet ?
Ce dossier expose des fissures inquiétantes au sein des FARDC. Si les accusations se confirment, c’est toute la stabilité de l’appareil sécuritaire qui est en jeu. Sinon, c’est la crédibilité de la justice militaire qui vacille.
Une chose est sûre : ce procès ne jugera pas seulement des hommes. Il met à l’épreuve l’autorité de l’État.
Et dans ce face-à-face entre pouvoir et militaires, la RDC joue gros.
Petit Ben Bukasa
