En vue de s’assurer du bon déroulement des élections générales, la commission nationale des droits de l’homme va déployer les moniteurs sur toute l’étendue du territoire national. C’est ce qu’a déclaré son président Paul Nsapu devant la presse ce mardi 19 décembre 2023.

La CNDH-RDC a de prime à bord noté que la période préélectorale s’est déroulée de manière satisfaisante, et qu’elle suit de près le processus électoral en cours et a déployé ses moniteurs pour procéder au Monitoring des cas de violations des Droits de l’Homme avant, pendant et après les élections Présidentielles, Législatives Nationales et Provinciales ainsi que Municipales du 20 Décembre 2023.

Paul Nsapu a aussi révélé que pendant le campagne électorale, plusieurs cas de violation des droits de l’homme ont été répertoriés en dépit des discours de haine et incitation à la violence, l’intolérance, menaces et attaques ayant occasionné des atteintes à la vie, aux libertés fondamentales et même des menaces à la sécurité publique.

« On peut, à titre d’illustration, citer : Le décès par accident le 15 Décembre 2023 de Monsieur TSHOMBA KASONGO Joseph, candidat député national circonscription électorale de Territoire de Beni; Le cambriolage de la maison de Monsieur Constant MUTAMBA candidat président de la République; le décès à Kindu de Monsieur Dido KANKISINGl en date du 28 Novembre 2023 ; les attaques ciblées des populations kasaiennes dans l’espace Katangais notamment à Malemba Nkulu où un groupe des jeunes a commis des actes de violations des Droits de l’Homme sur une jeune femme identifiée comme kasaïenne, et à Kamina et Kolwezi où les familles kasaïennes ont été violentées ; Les actes de vandalisme commis à l’église CBCO à Kinshasa/Ngaliema qui était brulée par les jeunes d’un parti politique ; Les actes de provocation et de vandalisme entre le candidat président Franck DIONGO contre un groupe des jeunes identifiés comme membres de la Force du Progrès ; Les menaces touchant la sécurité publique et l’intégrité territoriale en rapport avec l’organisation du processus électoral en cours par la création d’une alliance dénommée Alliance Fleuve Congo; Les actes de menaces et de violences perpétrés à Limeté précisément à Kingabwa-Ndanu entre le candidat Gecoco MULUMBA et un groupe des femmes ; Les violences contre une jeune dame à Kisangani, Chef-Lieu de la Province de la Tshopo après avoir pris la parole lors du passage du candidat N° 20 à la grande poste de Kisangani, et ce, en rapport avec la situation sécuritaire dans la Commune de LUBUNGA. » a-t-il énuméré

Puisque ces actes des violations des Droits de l’Homme en période électorale constituent aussi des troubles à l’ordre public, c’est ce qui a justifie la présence au sein de la Commission ad hoc chargée des Elections de la CNDH-RDC d’un Haut Magistrat de Parquet Général près la Cour de Cassation en vue de promouvoir la lutte contre l’impunité des violations des Droits de l’Homme en période électorale.

La CNDH-RDC demeure saisie et suit de près la situation des Droits Humains le jour du vote ainsi que des toutes les opérations post-électorales.

Pour sa part Sylvain Kaluila Muana qui représentait le haut magistrat de parquet général près la cour de cassation a encouragé les candidats tout comme les électeurs qui se sentiront lésés par des actes de violation des droits de l’homme, de saisir les parquets partout où ils se trouvent afin que la justice fasse son travail.

 


Petit Ben Bukasa

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